Ebola en RDC: avec près de 5000 cas, l’épidémie est «loin d’être maîtrisée», alerte l’OMS
L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est « loin d’être maîtrisée », a alerté mardi 18 août 2026 Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors de la deuxième réunion du Comité d’urgence convoqué depuis la déclaration de l’épidémie en mai dernier. Au cœur de son allocution : la vitesse de propagation du virus et la nécessité d’améliorer la riposte.
Publié le : 19/08/2026 - 00:23
2 min Temps de lecture
« Il y a trois mois, j’ai déclaré que l’épidémie de la maladie à virus Bundibugyo constituait une urgence de santé publique de portée internationale. Depuis lors, l’épidémie s’est propagée rapidement et le risque d’une propagation nationale et internationale plus importante reste élevé », explique Tedros Adhanom Ghebreyesus dans son allocution liminaire.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle les chiffres : « Près de 5 000 personnes ont désormais été infectées et plus de 2 300 sont décédées dans six provinces et 55 zones de santé ». Lundi, cette épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est devenue la plus meurtrière dans l’histoire du pays.
Parmi les préoccupations de l’OMS : le lieu où les personnes décèdent, « en dehors des centres de traitement et hors des listes connues de contacts », concède Tedros Adhanom Ghebreyesus. Alors que le risque de propagation ne s’arrête pas aux frontières de la République démocratique du Congo, l’OMS mise notamment sur une surveillance communautaire accrue afin d’améliorer « la confiance et l’appropriation des interventions ».
À lire aussiRDC: avant même d’avoir atteint son pic, l’épidémie d’Ebola est la plus importante jamais enregistrée dans le pays
Une riposte renforcée, mais encore insuffisante
Cette riposte doit encore être améliorée. Tedros Adhanom Ghebreyesus appelle à « un partage plus rapide des données, un financement durable, des garanties accrues de sécurité, ainsi qu’une coordination transfrontalière plus solide ».
La question des vaccins a également été abordée : « Pour la première fois, deux vaccins spécifiquement conçus contre le virus Bundibugyo sont entrés en phase d’essai chez l’être humain », a-t-il souligné.
Concernant l’essai clinique international Partners parrainé par l’OMS, le directeur général a annoncé qu’il inclut désormais 100 patients.
À lire aussiEbola en RDC: un décès toutes les 30 minutes, alerte l'ONU