Économie. Les taux de crédits immobiliers repartent à la hausse au mois de juin
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Les taux de crédits immobiliers repartent à la hausse au mois de juin
Le taux moyen accordé aux nouveaux crédits immobiliers est de 3,27% au mois de juin, des hauteurs plus atteintes depuis février 2025.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 14:18 | mis à jour aujourd’hui à 14:19
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Le taux moyen accordé aux nouveaux crédits immobiliers en France a augmenté au mois de juin, selon les données publiées ce jeudi par la Banque de France, pour atteindre, hors assurance, 3,27%. Il faut remonter à février 2025 pour retrouver un taux comparable. Le mouvement était alors orienté à la baisse après des sommets à plus de 4% touchés un an auparavant.
Cette hausse, amorcée au tournant de l'année 2026 et suivie d'un plateau au printemps, n'a pas découragé les candidats à l'achat immobilier : les sommes empruntées (hors renégociations) ont culminé à 13,2 milliards d'euros au mois de juin. Hormis le mois d'octobre 2025, ce montant n'a pas été vu depuis les mois fastes de taux très bas entre mi-2018 et mi-2022. Les taux moyens de crédits immobiliers ne dépassaient alors pas 1,5%.
« Les indicateurs reculent nettement »
Mais le contexte économique a tourné et les emprunteurs pourraient se faire plus rare, avertissait le mois dernier l'Observatoire Crédit Logement/CSA, qui dispose de données liées au marché du crédit partielles, mais plus en amont que la Banque de France. « Les indicateurs de production de crédit immobilier reculent nettement », signalait alors, dans une visioconférence de presse, le professeur d'économie Michel Mouillart, en évoquant un « retournement » après une période « d'atterrissage ».
Le taux partagé par la Banque de France ne comprend pas les frais annexes, comme l'assurance emprunteur, les frais de garantie ou ceux d'un courtier, par exemple. Tous frais compris, le taux d'intérêt s'élevait à 3,97% au deuxième trimestre pour les prêts de 20 ans et plus, soit environ 45 000 euros d'intérêts pour chaque tranche de 100 000 euros empruntés sur 20 ans.
« Les taux restent à des niveaux raisonnables », temporisait le 24 juillet le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, mettant en avant « des offres des banques qui demeurent ». Mais depuis les établissements bancaires « ajustent (...) leur politique commerciale », écrivait mercredi Caroline Pasquereau, porte-parole du courtier Empruntis. Selon elle, « plusieurs offres préférentielles, jusqu'ici proposées par quelques établissements, ont disparu » dans les barèmes transmis pour le mois d'août.