La Cavale au triple galop
Happy birthday, la Cavale ! Avec quelques petits mois de retard, la direction du CHU de Brest fête cette semaine les 30 ans de son navire amiral. Trente bougies, le bel âge pour un hôpital qui, à la pointe bretonne, a changé la vie de plus d‘un soignant, de plus d’un agent (ils sont 4 000) et de plus d’un patient.
Les premiers entrants se souviennent comme hier de ce 8 janvier 1996, jour d‘ouverture des portes du fleuron dernier cri, concentrant aujourd’hui 75 % de l’activité hospitalière du CHU. Un moment fort consacrant une aventure au long cours (20 ans entre la prise de décision et la livraison) et marquant la fin d’un chantier titanesque (710 millions de francs de l’époque). La fin, vraiment ? Depuis son belvédère de 22 ha dominant la Penfeld, l’hôpital de La Cavale Blanche et son architecture évolutive n’ont, depuis, à vrai dire, jamais arrêté de bouger.
C’est le prix à payer pour bâtir l’hôpital du futur
Ouverture de la cuisine centrale en 1998 (6 500 repas par jour), décollage de l’héliport en 2002, arrivée de la pharmacie en 2004, du Samu en 2007, des labos de la biologie en 2009. Mais aussi refonte des urgences en 2015, ouverture du Centre de médecine ambulatoire en 2018… Clou du spectacle, l’ouverture de l’ICI, en 2024. Un institut de cancérologie à 100 M€ (40 000 patients par an) qui fait de Brest un champion de la lutte contre la maladie.
Ces trois décennies bien remplies, fini de grandir, fini de pousser ? Le droit de souffler ? Après avoir soulagé le vieil hôpital Morvan, thrombosé en centre-ville, après avoir réaffirmé la place de Brest sur la carte sanitaire bretonne et hexagonale, la Cavale continue de cravacher. D’ici 2033, 144 M€ sont, entre autres, fléchés sur la rénovation de son plateau technique. La moitié plus - quasi - que le projet de futur stade de Brest (106 M€) ! C’est le prix à payer pour bâtir l’hôpital du futur et attirer les médecins de demain. Le prix à payer pour rester dans la course.