ABACA_922992_001

Sarah Ferguson en 2024.

© Media Mode / N/C

Pierrick Geais 12/09/2026 à 14:00, Mis à jour le 12/09/2026 à 14:01

Indésirable depuis la révélation de ses liens avec Jeffrey Epstein, Sarah Ferguson se terre. Mais d’anciennes liaisons ou de vieilles amitiés pourraient bien l’aider à revenir sur le devant de la scène

Laisser un double des clés à belle-maman ? L’idée n’emballait pas vraiment Jack Brooksbank, le mari de la princesse Eugenie. Pourtant, Sarah Ferguson aurait bien aimé aller et venir à sa guise dans la luxueuse villa acquise par sa fille cadette et son gendre en 2022, à Melides, le nouveau paradis portugais des riches et célèbres. Sa proposition : en grand-mère attentionnée, elle s’occuperait de ses trois petits-enfants quand leurs parents s’absenteraient. Pas ­suffisant pour les convaincre. Eugenie n’est pas prête à avoir sa mère à plein temps à la maison. Sarah a simplement eu le droit d’y venir pour quelques jours de vacances afin de rencontrer sa dernière petite-fille, Adelaide Elizabeth Annina Brooksbank, née le 3 août.

La suite après cette publicité

Après ce séjour, plus ou moins court, Sarah devra encore trouver un nouveau toit. Voilà près de huit mois qu’elle ne cesse de changer d’adresse. Une partie de cache-cache avec les tabloïds anglais, lancés à la recherche de celle vue en public pour la dernière fois lors des funérailles de la duchesse de Kent, à la cathédrale de Westminster, le 16 septembre 2025. Ou plutôt une cavale qui ne dit pas son nom. Elle alternerait d’ailleurs entre trois téléphones portables différents, pour rester en contact avec les siens sans se faire repérer. Car si Sarah n’est pas recherchée par la police, sa trop grande proximité avec Jeffrey Epstein est devenue une affaire d’État. De nombreux mails, publiés par le FBI, ont dévoilé que le délinquant sexuel était, aux yeux de l’ex-duchesse d’York, un « ami très fidèle », « un frère dont elle a toujours rêvé », et peut-être même un amant qu’elle aurait adoré épouser.

Elle a tout perdu

Depuis ces révélations, Sarah a tout perdu : ses titres, sa demeure – elle a été expulsée du Royal Lodge où Charles III acceptait de l’héberger –, la confiance des associations dont elle était marraine et même son capital sympathie, elle qui a si longtemps amusé les Anglais. Les frasques de la truculente Fergie divertissaient autrefois, mais ne font désormais plus rire personne. D’autant que les éléments qui l’accablent continuent de s’accumuler. Mi-août, plusieurs journaux britanniques révélaient que Sarah avait tenté de mettre en relation le directeur du FBI, Kash Patel, en charge de l’affaire Epstein, avec une certaine lady Victoria Hervey, ancienne conquête et fervente défenseuse de l’ex-prince Andrew, qui, rappelons-le, est largement mêlé à ce scandale de trafic sexuel. Celle-là même qui déclarait sans ciller dans la presse : « Si tu n’es pas dans les dossiers Epstein, tu es un raté ! » En juin, on apprenait également que Sarah Ferguson avait rendu visite, à deux reprises, au milliardaire américain alors qu’il purgeait une peine de prison pour infractions sexuelles sur mineures. Plus que mauvais genre pour une altesse, qui plus est engagée dans plusieurs associations d’aide à la jeunesse…

Depuis, Fergie essaie de se faire toute petite. On a même cru qu’elle avait réussi à disparaître de la surface de la Terre. En réalité, elle s’est d’abord réfugiée dans une clinique spécialisée dans les troubles dépressifs et anxieux, à Zurich, en Suisse. Un établissement ultraluxe dont elle faisait, l’an passé, la promotion sur ses réseaux sociaux. Elle aurait ensuite déménagé ses malles dans un autre centre de bien-être à Donegal, en Irlande. Entre-temps, elle est passée par le Qatar et l’Autriche, où elle a été photographiée, casquette vissée sur la tête et lunettes sur le nez, devant un chalet loué 2 000 euros la nuitée. Seul signe de vie en huit mois.

Pour la première fois, Fergie broierait du noir

On la pensait sans le sou, pourtant, Sarah Ferguson continue de mener grand train. Cette accro au shopping – capable de dilapider 30 000 dollars dans des paires de chaussures en dix minutes, sans même les essayer – n’a jamais su restreindre ses dépenses. Après son divorce d’avec Andrew, en 1996, « elle vivait au-­dessus de ses moyens, employant un cuisinier, un chauffeur, une femme de ménage, un majordome, une habilleuse, une nounou, trois secrétaires, une assistante personnelle, une dame d’honneur, deux jardiniers, un fleuriste et un promeneur de chiens », écrit Andrew Lownie dans « Entitled : The Rise and Fall of the House of York » (William Collins, 2025). Les dernières péripéties auraient tout de même altéré la coquetterie légendaire de l’ex-duchesse d’York : « Elle ne fait plus ses racines, ni ses injections de botox », s’est inquiété l’un de ses amis dans les colonnes du « Mail on Sunday ». Pour la première fois, Fergie broierait du noir. Elle, l’incorrigible optimiste.

La suite après cette publicité

« Il ne faut jamais enterrer Sarah trop vite, prévient le biographe royal Phil Dampier. Elle a connu plus de retours sur le devant de la scène que Frank Sinatra, et elle pourrait bien en réussir un nouveau très bientôt. » Certainement grâce à l’appui de fidèles amis qui, malgré le scandale, continuent de la soutenir. Notamment un comte italien, Gaddo Della Gherardesca, 86 ans, avec qui elle avait entretenu une liaison à la fin des années 1990, et qui l’aurait accueillie dans son château en Toscane. Ou encore Paddy McNally, un autre de ses anciens amants, qui lui a plus d’une fois prêté son chalet à Verbier, en Suisse.

Entre Paddy et Sarah, cela a toujours été une histoire à la vie, à la mort. Tous deux se sont rencontrés au début des années 1980, quand cet ancien pilote automobile, reconverti en redoutable homme d’affaires, a engagé cette pétillante rouquine pour s’occuper de ses deux garçons. Leur mère venait de mourir, emportée par un cancer. Sarah a alors 23 ans. Fille d’un major de l’armée britannique, également entraîneur de polo du prince Charles, elle n’a pas vraiment besoin d’argent mais plutôt d’occupation. Elle ne s’ennuiera pas une seconde puisque cette nounou d’enfer finira rapidement dans le lit de son patron. Sarah goûte à la mélodie du bonheur dans les bras de cet homme de vingt-deux ans son aîné, qu’elle considère aussi comme un second père. Elle espère même l’épouser mais Paddy tarde à faire sa demande. Sarah se lasse et en rencontre un autre : le prince Andrew, duc d’York, troisième enfant d’Elizabeth II, qui la fait tant rire au cours d’un déjeuner où lady Diana les a placés à côté. C’est avec lui qu’elle convolera en 1986. Pour autant, Paddy ne s’en fâchera pas et n’abandonnera jamais Sarah… Même dans l’au-delà.

« Le château de la cocaïne »

Mort le 22 juillet dernier, à 88 ans, il laisse derrière lui une fortune estimée à 600 millions de livres sterling. N’était-il pas, après tout, la 248e fortune du Royaume-Uni, selon le dernier classement du « Sunday Times » ? Le testament n’a pas encore été rendu public, mais de nombreux observateurs royaux assurent que Sarah touchera une part de l’héritage. Ou que, du moins, Paddy McNally lui aura légué l’une de ses propriétés. Pourquoi pas son manoir dans le Wiltshire, qui appartenait autrefois à Ian Flemming, le père de James Bond ? Ou bien ce chalet suisse, parfois renommé dans les cercles d’initiés « le château de la cocaïne », auquel Sarah a encore accès ?

Peut-être ira-t-elle s’y terrer jusqu’à ce que la tempête s’apaise… À moins que, comme l’affirment plusieurs tabloïds, Sarah ait déjà regagné la Grande-Bretagne. Selon « The Sun », elle se serait installée, début septembre, dans une résidence sécurisée en périphérie de Londres. Loin de la modeste bicoque, sa nouvelle maison compterait six chambres, et le loyer mensuel dépasserait les 10 000 euros. Pour autant, Fergie n’a même pas assisté aux obsèques de Paddy McNally, qui se sont tenues le 14 août, dans un petit village de l’ouest de l’Angleterre. Sa fille Beatrice y est allée seule, pour représenter cette mère qu’elle aime infiniment, mais dont elle n’ose plus prononcer le nom en public. Sarah n’a de toute manière pas besoin de défenseur, elle qui croit n’être coupable de rien. Elle réfléchirait d’ailleurs à écrire sa vérité dans un livre ou à se confier dans une longue interview. Elle a déjà reçu plusieurs propositions, émanant notamment de grandes plateformes de streaming. « Elle étudie désormais toutes les options », confirme une source. Pour, ensuite, se taire à jamais ? Pour Sarah Ferguson, cela ne fera jamais partie du champ des possibles.

Contenus sponsorisés

Personnalités

Sur le même sujet