Elle quitte son emploi pour devenir CPE : une heure après sa démission, la jeune femme apprend qu’un autre candidat a été retenu à sa place
Alors que de nombreux professeurs et élèves ont effectué leur rentrée des classes en début de semaine, une jeune femme a expliqué avoir démissionné de son travail pour intégrer l’académie de Dijon en tant que conseillère principale d’éducation (CPE). Mais au dernier moment, un autre candidat a été préféré à sa place. Elle témoigne.
Elle s’appelle Stelly et devait être conseillère principale d’éducation (CPE) au sein de l’académie de Dijon (Côte-d’Or). Mais sa rentrée scolaire ne s’est pas passée comme prévu. La jeune femme avait quitté son précédent emploi pour celui-ci, mais a été, au dernier moment, informée qu’un autre candidat a été préféré pour le poste, relate France 3.
Elle se dit "effondrée"
Elle rembobine : "Imagine que tu reçois un mail le vendredi à 18 h 20 pour t’indiquer que ta candidature est retenue pour être CPE dans un établissement proche de chez toi. Que tu passes le week-end en panique à organiser ta rentrée, que tu connais pas tes horaires, ni dans quel établissement tu vas te trouver le mardi. Et que le lundi matin de bonne heure et de bonne humeur, dès 9 h pétantes, tu vas voir ton employeur actuel pour démissionner en lui expliquant que tu rejoins l’Éducation nationale et que tu commences demain, et qu’il n’y a pas de préavis."
Mais le jour de la rentrée, c’est la douche froide pour Stelly. "Imagine, ton employeur actuel est super arrangeant et te dit : pas de problème, on rompt le contrat dès aujourd’hui. Maintenant imagine qu’une heure après ça tu reçois un mail de l’académie de Dijon qui t’informe que finalement ils ont pris quelqu’un d’autre." La jeune femme se dit "effondrée" après avoir appris la nouvelle
La réponse du rectorat
En raison de la médiatisation de l’affaire, l’académie de Dijon a répondu auprès de France 3 dans un autre article.
"La candidature a retenu toute l’attention des services académiques, qui ont validé son profil pour exercer les fonctions de conseiller principal d’éducation : elle a été intégrée à un vivier de CPE contractuels. Ce n’est donc en aucun cas la qualité de sa candidature qui est en cause. Le poste pour lequel elle avait été retenue a finalement été pourvu par un autre candidat. Une proposition à mi-temps lui a ensuite été faite, qui ne correspondait pas à ce qu’elle recherchait", a-t-elle expliqué.
"L’académie de Dijon a bien conscience de la situation difficile dans laquelle se trouve [Stelly] et comprend son désarroi", rapporte le rectorat. Un échange sera proposé dans les prochains jours à Stelly pour évaluer les possibilités. Un examen des conditions qui ont abouti à ce couac a été demandé.