Le départ de Dharmendra Pradhan était demandé en raison d'une série de fraudes aux examens universitaires.

Publié le 25/07/2026 11:47

Mis à jour le 25/07/2026 11:58

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Les partisans du Parti du peuple des cafards célèbrent la démission du ministre de l'Education indien, Dharmendra Pradhan, à New Delhi, le 25 juillet 2026. (SAJJAD HUSSAIN / AFP)
Les partisans du Parti du peuple des cafards célèbrent la démission du ministre de l'Education indien, Dharmendra Pradhan, à New Delhi, le 25 juillet 2026. (SAJJAD HUSSAIN / AFP)

"Considérant la situation qui s'est développée à Jantar Mantar et dans le pays (...), j'ai décidé d'envoyer ma lettre de démission au Premier ministre." Le ministre de l'Education indien, Dharmendra Pradhan, a annoncé sur X, samedi 25 juillet, sa démission du gouvernement. Cette décision survient au sixième jour de la fronde des étudiants qui exigeaient son départ en raison d'une série de fraudes aux examens universitaires.

"Longue vie au pouvoir des étudiants !", "la démocratie l'a emporté", a aussitôt réagi sur les réseaux sociaux le Parti du peuple des cafards (CJP), un mouvement créé en ligne et devenu le porte-voix de la mobilisation. "Nous l'avons fait !", s'est réjoui sur Instagram le fondateur du CJP, Abhijeet Dipke.

Depuis la répression brutale, lundi, d'une manifestation d'étudiants, des milliers de jeunes occupent jour et nuit une esplanade du centre de New Delhi, sous l'étroite surveillance des forces de sécurité. Outre les fraudes régulières aux examens, ils dénoncent les difficultés à trouver un emploi après l'université, malgré la forte croissance du pays, et les méthodes jugées autoritaires du Premier ministre, Narendra Modi.

L'annonce du départ du ministre intervient alors que le gouvernement et des représentants des étudiants devaient se retrouver samedi après-midi pour discuter. "Nos revendications n'ont pas changé : le départ de Dharmendra Pradhan, l'indemnisation des victimes [des examens annulés] et l'abandon des poursuites intentées contre les protestataires", avait répété samedi matin à l'AFP le porte-parole des "cafards", Ashutosh Rabka.