Entreprises. GEM noue deux nouveaux partenariats aux États-Unis et au Royaume-Uni, le groupe BBM change de dimension ... : l'actu en bref
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Isère : GEM noue deux nouveaux partenariats aux États-Unis et au Royaume-Uni
Concrètement, les étudiants du MBA de GEM pourront effectuer un semestre à la McDonough School of Business de Georgetown. Des échanges ont déjà débuté, avec l’accueil à Grenoble d’étudiants américains lors d’un programme consacré à l’innovation. Au Royaume-Uni, les étudiants de deuxième année du Programme Grande École pourront partir à St Andrews. En retour, des étudiants écossais pourront intégrer à Grenoble deux MSc de GEM, consacrés à la data et à l’intelligence artificielle ainsi qu’à l’énergie et au climat. Ces deux accords s’ajoutent au réseau de 250 partenaires académiques déjà revendiqué par l’école grenobloise.
Isère/Région : le groupe BBM rejoint Forvis Mazars et change de dimension
Le groupe BBM, bien implanté en Auvergne-Rhône-Alpes et notamment à Grenoble (siège à Seyssinet-Pariset), rejoint Forvis Mazars. Créé en 1973, le cabinet apporte 250 collaborateurs, dont 13 associés, au groupe d’audit, d’expertise comptable et de conseil.
Pour BBM, ce rapprochement marque un changement d’échelle après une croissance de 70 % en six ans. Le cabinet a réalisé plus de 24 millions d’euros d’activité en 2025, avec des métiers allant de l’expertise comptable à l’audit, en passant par le social et le conseil.
L’opération renforce particulièrement le poids de Grenoble : l’implantation locale devient le troisième plus grand bureau de Forvis Mazars en France. À l’échelle d’Auvergne-Rhône-Alpes, le nouvel ensemble comptera 825 collaborateurs et 43 associés, avec un objectif de 100 millions d’euros d’activité à court terme.
Ain : une centrale solaire à 4,5 millions d’euros mise en service
Une centrale photovoltaïque de 6 MWc est entrée en service cet été à Blyes, au sein du Parc industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA). Porté par la société Astrée Solar, le projet représente un investissement de 4,5 millions d’euros. L’installation doit produire environ 7 200 MWh d’électricité par an.
Cette production doit alimenter une vingtaine d’entreprises implantées sur le parc, parmi lesquelles Séché, Soverglass ou K Line. Le dispositif repose sur l’autoconsommation collective : l’électricité produite sur place est répartie entre les industriels participants, avec l’objectif de leur offrir davantage de visibilité sur leurs coûts énergétiques. La centrale occupe un terrain d’environ 5,5 hectares jusqu’ici difficilement valorisable en raison des contraintes liées à un plan de prévention des risques technologiques. Le projet, préparé pendant plusieurs années, associe le syndicat mixte du PIPA et plusieurs entreprises du site.
Loire : le groupe HEF rachète une entreprise canadienne
Avec cette opération, HEF renforce notamment ses compétences dans les dépôts PVD, les revêtements DLC et la pulvérisation thermique. Le groupe ligérien était déjà présent au Canada, près de Montréal, et dispose de plusieurs implantations aux États-Unis. Spécialisé dans l’ingénierie des matériaux de surface, HEF compte 3 390 salariés et 94 sites industriels dans 22 pays. Il a réalisé 327,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025.
Savoie : les crozets d'Alpina en progression
Le fabricant savoyard Alpina veut renforcer la présence de ses crozets dans les grandes et moyennes surfaces partout en France. L’entreprise, qui fabrique cette spécialité dans son atelier de Chambéry, entend profiter de l’engouement autour de la croziflette, dont les recherches en ligne auraient doublé entre 2021 et 2025 selon les données communiquées par la marque.
Cette dynamique se traduit aussi dans les ventes : la gamme de crozets d’Alpina a progressé de 2,9 % au premier semestre 2026. Lancé en 2024, son mélange spécial croziflette figure désormais parmi les trois références les plus vendues de la gamme.
La PME cherche désormais à élargir les usages du crozet au-delà des plats d’hiver, avec des recettes de type « crozitto », « one pot » ou encore « crozibowl ». Objectif : installer davantage ce produit traditionnel savoyard dans la consommation quotidienne et ne plus le cantonner aux stations de ski ou à la saison hivernale.
Loire : BV Sport investit 1,5 million d’euros dans sa production à Saint-Étienne
Le fabricant stéphanois BV Sport poursuit le renforcement de son outil industriel. Spécialisée dans les chaussettes techniques et les produits de compression pour sportifs, la PME vient d’investir 1,5 million d’euros dans un nouvel atelier de 1 400 m² à Saint-Étienne. Seize nouvelles machines y ont également été installées afin d’augmenter les capacités de production.
Cet investissement prolonge une stratégie engagée depuis plusieurs années pour rapatrier une partie de la fabrication dans la Loire. BV Sport avait notamment relocalisé une large part de sa production de socquettes, auparavant réalisée à l’étranger.
L’entreprise compte aujourd’hui environ 45 salariés et réalise 11 millions d’euros de chiffre d’affaires. Cette nouvelle extension doit lui permettre d’accompagner sa croissance tout en maintenant à Saint-Étienne la fabrication de ses gammes de compression et d’une partie de ses chaussettes techniques.
Hapik conçoit et exploite des salles de fun climbing en France, au UK et aux USA. Photo Hugo Pedel
Isère : Hapik fête ses dix ans à Grenoble
Créée à Grenoble en 2016, l’entreprise Hapik fête cette année ses dix ans. Spécialisée dans les salles d’escalade indoor, elle exploite désormais 38 centres dans quatre pays, dont 19 en France, et emploie plus de 600 salariés.
Le groupe reste toutefois présent sur son territoire d’origine, avec deux implantations grenobloises, à Neyrpic et à la Caserne de Bonne, ainsi qu’un centre à Lyon Part-Dieu. Depuis sa création, HAPIK affirme avoir accueilli plus de trois millions de visiteurs.
À l’occasion de cet anniversaire, une opération commerciale est prévue mercredi 9 septembre dans la quasi-totalité des centres français, avec une heure d’escalade proposée à 10 euros. À Grenoble, l’offre sera disponible à Neyrpic, mais pas à la Caserne de Bonne.
L’entreprise, fondée par Antoine Richard et Thibault de Blignières, poursuit parallèlement son développement en France et à l’étranger, notamment au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Allemagne.
Ain : Iserba poursuit sa croissance
Spécialisé dans la maintenance des équipements immobiliers, le groupe Iserba, basé à Beynost dans l’Ain, poursuit son développement malgré plusieurs années mouvementées. L’entreprise a notamment dû faire face à la crise du Covid, à une cyberattaque et à l’incendie de son siège.
Le groupe continue néanmoins de grandir, en s’appuyant à la fois sur des acquisitions et sur la formation de ses salariés. Une stratégie destinée à accompagner l’élargissement de ses activités dans la maintenance immobilière, un secteur confronté à des besoins croissants en recrutement et en compétences techniques.
Dirigée par Nathalie Voisin, Iserba met également en avant son statut d’entreprise familiale comme facteur d’adaptation face aux crises successives. L’entreprise entend désormais poursuivre sa croissance, notamment par de nouvelles opérations de croissance externe.
Isère : Micelia s’allie au PMT pour diffuser l’IA dans l’industrie
La société grenobloise Micelia devient le partenaire intelligence artificielle du PMT, qui accompagne les entreprises industrielles et les start-up de Bourgogne-Franche-Comté. L’objectif : accélérer l’adoption de l’IA dans les entreprises régionales avec une approche très opérationnelle.
Au cœur du partenariat figure le « Quick Start IA », un diagnostic réalisé en deux jours. Micelia analysera les enjeux de l’entreprise, identifiera les cas d’usage les plus pertinents et proposera une feuille de route priorisée, afin de passer rapidement de la réflexion à des projets concrets.
La collaboration prévoit également un accompagnement des start-up incubées par le PMT lorsque leur activité intègre la data ou l’intelligence artificielle. Basée à Grenoble, Micelia est spécialisée dans la conception et le développement de solutions d’IA. Ce partenariat doit aussi lui permettre de renforcer sa présence en Bourgogne-Franche-Comté.
Isère : Waga Energy accélère aux États-Unis avec une nouvelle unité de biométhane
La société iséroise Waga Energy poursuit son développement aux États-Unis. L’entreprise basée à Eybens a mis en service, avec Decatur Hills Landfill, une nouvelle unité de production de biométhane à Greensburg, dans l’Indiana. Il s’agit de sa huitième installation en exploitation dans le pays.
Équipée de la technologie WAGABOX développée par Waga Energy, l’unité doit produire environ 60 GWh de biométhane par an à pleine capacité. Le gaz issu du stockage des déchets sera épuré puis injecté directement dans le réseau local, via un raccordement de trois kilomètres.
Selon l’entreprise, l’installation permettra d’éviter plus de 15 800 tonnes d’équivalent CO₂ chaque année. Waga Energy a financé et construit l’unité, qu’elle exploitera pendant au moins vingt ans. Le groupe exploite désormais 38 unités de biométhane dans le monde et en compte 19 autres en construction.
Isère : Equans investit 13 millions d’euros à Champ-sur-Drac
Axima Nucléaire va changer d’échelle à Champ-sur-Drac. La filiale du groupe Equans, spécialisée dans les équipements destinés au secteur nucléaire, prévoit d’investir 13 millions d’euros pour adapter ses capacités industrielles à un important nouveau contrat signé avec EDF, d’un montant de plusieurs millions d’euros.
Pour répondre à cette montée en charge, l’entreprise va notamment changer de locaux dédiés à l’assemblage et aux essais de ses équipements. Le projet confirme le dynamisme de la filière nucléaire en Isère, où plusieurs industriels bénéficient du regain d’investissements dans l’atome.
Cette opération doit permettre à Axima Nucléaire d’augmenter ses capacités de production et de test sur le site de Champ-sur-Drac, au sud de Grenoble. Un développement directement porté par les nouvelles commandes du secteur et qui renforce le poids industriel de l’entreprise sur le territoire isérois.
Rhône : OPNR vise 250 millions d’euros de chiffre d’affaires
Le groupe rhodanien OPNR, connu notamment pour sa marque Eurocombles, affiche de fortes ambitions. Implantée à Solaize, près de Lyon, l’entreprise spécialisée dans la rénovation énergétique vise 250 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2030. En 2025, elle avait réalisé 94 millions d’euros et prévoit de dépasser 115 millions cette année.
Créé en 2015, OPNR est passé de quatre salariés à près de 700 collaborateurs, répartis dans 21 agences en France. D’abord centré sur l’isolation des combles, le groupe a progressivement élargi ses activités au chauffage, à l’isolation thermique par l’extérieur, au solaire et à la ventilation.
Pour accélérer encore, ses dirigeants David Allain et Jérémy Colas envisagent désormais des opérations de croissance externe, avec l’objectif de renforcer les métiers existants, développer le BtoB et réduire la dépendance de l’entreprise aux dispositifs réglementaires.
HRS, basée à Champagnier. Photo archives Le DL/Stéphane Pillaud
Isère : HRS accélère le plein des poids lourds
L’isérois HRS franchit une nouvelle étape dans le ravitaillement en hydrogène des poids lourds. Le spécialiste des stations hydrogène, associé à Toyota Motor Europe et ENGIE Lab Crigen dans le projet européen RHeaDHy, a mené avec succès une campagne d’essais de sa technologie « Twin Nozzle », qui permet de remplir simultanément un réservoir grâce à deux pistolets.
Pendant six jours, 18 tests ont été réalisés dans des conditions variées, jusqu’à 40 °C. À 30 °C, un plein complet a notamment été effectué en six minutes, pour une quantité d’hydrogène correspondant à une autonomie pouvant atteindre 600 km pour un camion. Le taux de remplissage a dépassé 95 % lors des essais.
L’objectif est clair : rapprocher le temps de ravitaillement de celui du diesel, tout en réduisant les coûts des stations. Plus de 400 kg d’hydrogène ont été utilisés puis entièrement récupérés et recyclés. Prochaine étape : tester la technologie sur un poids lourd en conditions réelles.
Savoie : Basilic & Co a ouvert à Chambéry
Basilic & Co poursuit son expansion en Auvergne-Rhône-Alpes. L’enseigne de restauration spécialisée dans les pizzas a ouvert un nouveau restaurant de 105 m² dans le centre-ville de Chambéry, au 20 rue Jean-Pierre-Veyrat.
L’établissement est exploité en franchise par Yohan et Audrey Bernard, déjà actifs dans la restauration savoyarde. Il dispose de 24 places assises et propose restauration sur place, vente à emporter et livraison. L’ouverture entraîne la création de quatre emplois, tandis que deux salariés du précédent établissement des franchisés rejoignent également l’équipe.
Avec cette nouvelle adresse, Basilic & Co porte son réseau à 63 restaurants en France, dont 58 exploités en franchise. L’enseigne, qui a réalisé 37,2 millions d’euros de chiffre d’affaires HT en 2025, confirme ainsi un modèle de développement très largement fondé sur les franchisés. Le montant investi à Chambéry n’a pas été communiqué.