Zinédine Zidane est le nouveau sélectionneur des Bleus. Depuis Cordoue, son fils Théo a évoqué dans les colonnes de Marca ce que représente cette fonction pour l’ancien entraîneur du Real Madrid.

Il aura fallu des années de spéculations, de sous-entendus et de fausses annonces. Le voilà enfin là, sur le banc qu’on lui promettait depuis 2018.

Un rêve, pas une étape

Interrogé par Marca, Théo Zidane n’a pas caché son enthousiasme. Le milieu de terrain de Cordoue a décrit la sélection nationale comme un véritable rêve pour son père, bien plus qu’une simple ligne supplémentaire sur un CV déjà chargé.

Trois Ligues des champions consécutives avec le Real Madrid, un doublé Liga-Supercoupe, une réputation d’homme de vestiaire hors norme : Zinédine Zidane n’avait plus grand-chose à prouver en club. Rester sur le carreau après son second passage madrilène commençait pourtant à peser.

Cinq ans d’attente. Et un poste qui, visiblement, valait la peine d’attendre.

Les débuts que tout le monde a oubliés

Ceux qui ne retiennent de Zidane entraîneur que la vitrine européenne oublient volontiers la première marche. Avant les nuits de gala au Bernabéu, il y a eu la Castilla — et un démarrage catastrophique à la tête de la réserve madrilène.

Des résultats médiocres, des critiques, un doute réel sur sa capacité à passer du terrain au banc. Il a fallu du temps, de la patience et un certain sang-froid pour renverser la tendance.

Ce parcours-là, souvent zappé dans les rétrospectives, dit peut-être plus sur l’homme que les trophées. On ne construit pas une méthode dans la lumière.

Ce qui l’attend chez les Bleus

Le contexte n’a rien d’évident. L’équipe de France sort d’une Coupe du monde 2026 disputée sur le sol nord-américain, avec un groupe en pleine transition générationnelle, quelques cadres en fin de cycle et une concurrence internationale plus dense que jamais.

Il faudra trancher. Des choix forts, des noms écartés, une hiérarchie à réinstaller. Le genre d’exercice où l’aura d’un champion du monde 98 pèse lourd — mais ne suffit jamais très longtemps.

Zidane devra aussi composer avec un calendrier resserré et une pression médiatique française qui, elle, ne fait pas de cadeau. Il le sait mieux que personne.

Une nomination qui dépasse le cadre sportif

Rarement un choix de sélectionneur aura autant fait consensus dans l’opinion. Zidane reste, presque trente ans après la finale du Stade de France, l’une des figures les plus populaires du pays.

Le vestiaire va forcément en parler. Et les joueurs, dans leur immense majorité, ont grandi avec ses images en boucle.

Reste que le football se juge sur le terrain, pas sur les souvenirs. Les premiers rassemblements diront ce que vaut la méthode Zidane version équipe nationale : un exercice très différent du travail quotidien en club, où l’on dispose de son groupe six jours sur sept.

Il aura peu de temps pour installer ses idées. Mais il aura, d’entrée, quelque chose que beaucoup de ses prédécesseurs ont mis des mois à obtenir : le crédit du public.

Autant dire un sacré point de départ.