Espagne: le président de Ceuta menace Pedro Sanchez de faire appel à la justice face à la crise migratoire
Un peu plus de quinze jours après l’entrée massive de 70 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, dans le nord du Maroc, son président, le conservateur Juan Jesus Vivas, hausse le ton contre Madrid et menace de saisir la justice si la situation sur place ne se résout pas dans les 30 jours.
Publié le : 18/08/2026 - 00:48
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Un ultimatum lancé à Madrid. Après l'afflux à Ceuta de près de 70 000 migrants en provenance du Maroc à la fin du mois de juillet, Juan Jesus Vivas, le président conservateur qui dirige l'enclave de 85 000 habitants depuis 25 ans, menace le gouvernement espagnol d'avoir recours à la Cour générale, au Tribunal Suprême espagnol, voire à l’Europe, pour dénoncer « la passivité du gouvernement de Pedro Sanchez ». Et celui-ci de laisser un délai de trente jours au Premier ministre pour agir.
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Membre du Parti populaire, Juan Jesus Vivas « a [pourtant] toujours entretenu des relations cordiales avec les différents gouvernements centraux, sous toutes les législatures, y compris celle de Pedro Sánchez », relève le quotidien espagnol El Pais.
« La normalité n'est pas revenue »
Cette rupture de ton intervient alors que depuis les événements de la fin juillet, Ceuta est confrontée à une situation de crise permanente, à une « période d'exception », estime son président. Plus de 5000 migrants, pour la majorité originaires d'Afrique subsaharienne, mais aussi quelque 1500 mineurs non accompagnés, sont, en effet, toujours disséminés dans la ville, où Juan José Vivas refuse de transformer le port en un vaste camp d’accueil ou d’affecter des bâtiments publics du centre ville pour les accueillir.
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« La normalité n’est pas revenue », a assuré le leader de Ceuta, lundi 17 août, qui redoute une intention cachée de l’exécutif espagnol : abandonner Ceuta à son voisin marocain, la souveraineté de l’enclave étant l'une des revendications du Maroc.