"Est-ce qu'il y a eu ou non une faille?": Édouard Philippe se "pose des questions" sur le niveau du renseignement après les violences du 17 octobre
"Est-ce qu'il y a eu ou non une faille?": Édouard Philippe se "pose des questions" sur le niveau du renseignement après les violences du 17 octobre
Publié aujourd'hui à 19h26
Lire dans l'appInvité ce dimanche 18 octobre sur le plateau de BFMTV, le maire du Havre et candidat Horizons à l'élection présidentielle a jugé que les violences de samedi en France n'étaient "pas seulement du désordre mais une remise en cause des fondements de la République".
Après le "niveau de violence hallucinant" autour des manifestations de ce samedi 17 octobre en France, une situation "nourrie" selon lui par "l'ultragauche" et La France insoumise. Édouard Philippe se "pose des questions" et "aimerai(t) avoir des réponses" sur le niveau du renseignement et le dispositif de maintien de l'ordre.
"Le désordre qui prévaut depuis (samedi) choque, je le crois, tous les Français", a déclaré dimanche sur BFMTV le candidat Horizons à l'élection présidentielle, qui décrit un fait "dangereux pour notre nation", qui n'est "pas seulement du désordre mais une remise en cause des fondements de la République".
"Il y a aussi une question de comment est-ce que le gouvernement s'est informé, c'est-à-dire comment le renseignement a pu opérer pour préparer l'événement. (...) Je pose la question et j'aimerais avoir des réponses en la matière", a ajouté le maire du Havre, qui a également évoqué la question de "la mobilisation des forces".
Une violence "nourrie" et "légitimée" par La France insoumise
"Est-ce qu'il y a eu ou non une faille dans le renseignement? Et si c'est le cas, tirons-en les conséquences. Et musclons notre jeu en matière de renseignement. Est-ce qu'il y a eu, ou non, un défaut, une mauvaise information, une mauvaise décision dans le niveau de force mobilisée? Ce sont des choses que les Français ont le droit de savoir et des questions que moi, je me pose", a poursuivi Édouard Philippe.
L'ancien Premier ministre, aux commandes pendant le mouvement des Gilets jaunes, a par ailleurs jugé que "cette violence qui s'exprime" a été "nourrie" et "légitimée" car "un certain nombre de responsables politiques, notamment issus de LFI, ont expliqué qu'elle était légitime, car elle était la réaction à une autre violence, celle de la société telle qu'elle fonctionne".

"Il y a donc des membres extrêmement organisés, extrêmement déterminé d'une ultragauche protéiforme, mais qui se rejoint parfaitement dans sa volonté de casser l'ordre républicain et de conflictualiser le plus possible la situation. Et la responsabilité politique de ces groupes, et notamment de LFI, est en la matière, à mon avis, considérable. Et puis il y a des pilleurs (...) et des pyromanes, qui considèrent que dès lors que le désordre est là, il faut le nourrir et en profiter".
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"Mon sentiment, c'est qu'il y a entre ces deux groupes une alliance presque tactique. En tout cas… un combat qui se rejoint pour profiter politiquement ou matériellement d'un désordre qui nuit à l'ensemble du pays et qui peut avoir des conséquences à mon avis ravageuses."
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