Des couleurs, du reggae, du gnawa, du hip-hop et les portraits de Billie Eilish, Madonna ou Rachid Taha : Hassan Hajjaj transforme ses Rock Stars en véritables œuvres d’art. « My Rock Stars », c’est à découvrir jusqu’au 25 avril à la Philharmonie de Paris au premier plan dans Musicaline.

Et pour comprendre son univers, il faut commencer par la musique. Hassan Hajjaj,photographe, styliste et plasticien est né dans la ville de Larache, au Maroc, puis il a grandi à Londres dans les années 1980. Là-bas, il découvre une ville bouillonnante, multiculturelle, bercée par le reggae, le dub et le hip-hop. Cette culture du mélange et du collage va devenir la matière première de son travail. Il photographie les musiciens qu’il admire comme LEE SCRATCH PERRY, chantre du reggae-dub jamaïcain, comme de véritables stars, mais il ne se contente pas de leur tirer le portrait : il les habille, choisit les accessoires, imagine le décor et construit autour d’eux un univers très coloré. Et parmi ses « Rock Stars », on retrouve évidemment son grand ami Rachid Taha, c’est lui qui le surnomme…Andy Waloo.

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Rachid Taha avec un extrait de son album « Je suis Africain » sur lequel on retrouve l’entêtant « Andy Wahlou », un clin d’œil à Andy Warhol et au mot tamazight « walou », qui signifie « rien du tout ». Un surnom qui résume assez bien le goût pour le détournement et le mélange des cultures d’Hassan Hajjaj.

Que raconte son exposition ?

Elle dit surtout les multiples influences et facettes d’Hassan Hajjaj, de ses racines marocaines à la liberté de ses créations. Dans ses images, des objets du quotidien, des caisses, des emballages ou des motifs traditionnels marocains deviennent des éléments de décor. Hassan Hajjaj joue avec la culture populaire et la culture de consommation pour fabriquer des portraits qui ressemblent presque à des pochettes d’album, et ce qui est particulièrement intéressant que le groupe Acid Arab a conçu une bande sonore qui infuse tous les espaces, en somme, « les yeux écoutent et les oreilles regardent », une fusion de sonorités traditionnelles du monde arabe, de basses électroniques et de pulsations globales.

Billie Eillish fait également partie des Rock Stars favorites d’Hassan Hajjaj, tout comme Alicia Keys, Swizz Beatz, ou encore des grands maîtres de la musique gnawa, sans oublier la patronne, la Madonne. Près de quarante photographies sont réunies dans cette exposition qui ne raconte pas seulement les stars internationales, c’est une passionnante passerelle entre la culture africaine de la récupération, son utilisation dans la culture pop et le street art.

My Rock Stars d’Hassan Hajjaj en partenariat avec France Inter, se tient au Musée de la musique -Cité de la musique, jusqu’au 25 avril 2027. Elle est accompagnée d’une création musicale originale d’Acid Arab.

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France Inter