Explosion à Monaco : maman d’un petit garçon, éleveuse de chiens, la vie d’Anastasiia Berezovska a basculé pour 8 000 euros
l'essentiel Anastasiia Berezovska a été reconnue comme l’auteure de l’explosion à Monaco qui a failli coûter la vie à Vadim Ermolaev, un oligarque ukrainien, et à sa famille. Son profil interroge, elle qui n’avait pas la fibre d’une "tueuse à gages", exécutée de quatre balles dans la nuque le 3 juillet dernier.
En apparence, rien ne présageait qu'une femme comme Anastasiia Berezovska puisse se retrouver mêlée à une histoire si sombre, ni qu'elle y trouverait la mort de manière si tragique. Le 3 juillet dernier, la femme de 39 ans a été exécutée de quatre balles dans la nuque, son corps avait été retrouvé dans une forêt près de Kiev, en Ukraine. Les deux suspects, Vladyslav Reut et Vitaliy Zhykovych, seraient les commanditaires de cette tentative de meurtre de Vadim Ermolaev, et à qui Anastasiia aurait fait confiance.
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Une famille sous le choc
Originaire de Jytomyr, à l’ouest de Kiev, Anastasiia Berezovska était maman d’un petit garçon de 7 ans. C’est pour le retrouver qu’elle avait choisi de se rendre en Ukraine pendant sa cavale express. Selon les informations de plusieurs médias ukrainiens, Anastasiia avait envoyé son fils chez sa grand-mère en Ukraine plusieurs semaines avant l’attaque commise à Monaco, pour "soigner des dents douloureuses". "Toute la famille est choquée par ce qui s’est passé", a témoigné sa tante dans un média local en Ukraine.
Avant la guerre, Anastasiia vivait en Ukraine avec le père de son enfant, et gagnait sa vie en vendant des chiens sur Internet. Après l'invasion de l'Ukraine en février 2022, elle est partie à Francfort, en Allemagne, où elle avait obtenu le statut de réfugiée. Selon sa tante, "elle vivait là-bas avec l’enfant, suivait des cours de langue allemande, recevait une aide sociale. L’enfant allait à la garderie. Je ne peux rien dire de négatif. À ma connaissance, elle ne travaillait pas, elle recevait des allocations sociales, et les personnes qui reçoivent de l’aide ne peuvent pas travailler ".
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Son casier judiciaire ne présente qu'une seule mention en Ukraine, loin d'une affaire de grand banditisme. En 2021, un tribunal de Jytomyr l’avait reconnue coupable d’"hooliganisme mineur", pour avoir bousculé et insulté une femme alors qu'elle était ivre.
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8 000 euros promis, la mort en réalité
Si la vie n'a pas de prix, celle d'Anastasiia Berezovska aura pris fin pour 8 000 euros. C'est ce que révèle le parquet ukrainien. Elle aurait accepté de poser la bombe devant le domicile de Vadim Ermolaev à Monaco contre ce montant, versé en cryptomonnaie, d'après des informations de Monaco-Matin.
Malheureusement, beaucoup de questions restent sans réponse. On ne saura sûrement jamais si elle a été motivée par l’appât du gain, si sa tentative loupée d'assassinat était liée à une vengeance, ou si elle connaissait les deux hommes qui l’ont exécutée. La seule chose dont les enquêteurs sont certains, c'est qu'Anastasiia Berezovska a fait confiance aux deux hommes qui l'ont froidement assassinée, convaincue de les suivre pour avoir une nouvelle identité et une nouvelle vie. Anastasiia Berezovska laisse derrière elle son fils de sept ans et une famille marquée pour toujours.