Syndicats, partis, représentants locaux… La crise sociale actuelle fait apparaître le besoin d’espaces de discussion et de relais sur le terrain pour faire vivre la démocratie.

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Publié: 20 octobre 2026 à 00h24

Temps de lecture: 2 min

Deux jours après les violences qui ont émaillé la mobilisation du 17 octobre, le gouvernement a annoncé différentes mesures : la possibilité de « déclencher un certain nombre de couvre-feux », un fonds de soutien spécifique pour les commerces, faire jouer la responsabilité civile des personnes condamnées ou encore la possibilité de mettre en place le chômage partiel pour les entreprises touchées par les dégradations (entre autres).

À côté de ces dispositifs, l’exécutif fait aussi appel à de nombreux relais locaux : les préfets logiquement, représentants de l’État dans chaque département, mais aussi les organisations syndicales, les différents partis politiques et les élus locaux, « collectivités et parlementaires ». Représentants syndicaux comme des partis doivent d’ailleurs être reçus par le Premier ministre Sébastien Lecornu cette semaine. Cette position rappelle les appels auprès des proviseurs pour organiser dans les lycées des temps de parole avec les élèves pour entendre leurs revendications mais aussi trouver des solutions à des problèmes propres à chaque établissement.

On semble loin des débuts du macronisme, où les « corps intermédiaires » étaient souvent vus comme des freins pour avancer, « disrupter », imaginer le monde de demain. Le gouvernement pourrait bien désormais avoir besoin d’eux pour comprendre le monde d’aujourd’hui. Et « construire » des solutions aux revendications, comme l’a demandé Emmanuel Macron dimanche.

Syndicats, partis, élus locaux, représentants des différents secteurs… Ce sont autant d’instances où les citoyens débattent, de personnes auprès desquelles exprimer son opposition mais aussi nouer des accords. Ce que l’exécutif avait eu tendance à oublier à une certaine époque.

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