Face aux indencies, quelle réponse politique? “Gouverner, c’est anticiper”
“Ceci n’est plus un avertissement.” Alors qu’un incendie grignote les Fagnes depuis vendredi, les journaux Le Soir, La Libre Belgique et la Dernière Heure s’interrogent dans leurs éditoriaux sur la réponse politique qu’apporteront nos dirigeants au dérèglement climatique.
M.BO.
Source: Belga
17 août 2026, 08:16Dernière mise à jour: 08:18
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Après la France, l’Espagne, la Grèce... “Cette fois, c’est chez nous”, constate ainsi la DH, comme ses consœurs. Mais peut-on encore faire mine de s’en étonner?, poursuit Le Soir. Non, répond La Libre Belgique: “ce feu est révélateur d’un risque que l’on connaissait depuis belle lurette”. Si les services de secours ont entamé une mue en plusieurs étapes depuis la catastrophe de Ghislenghien et les inondations de l’été 2021, les réformes restent insuffisantes, constate le journal. “Aujourd’hui, les pompiers en première ligne tiennent parce qu’ils se serrent les coudes. Mais leur courage et leur ingéniosité ne peuvent pas tenir lieu de politique publique”, abonde Le Soir.
Dès lors, tandis que “les Hautes Fagnes brûlent”, “nos questions aussi”, trépigne La Libre. “Que faudra-t-il encore pour prendre la mesure de la tâche et accélérer certaines réformes en les alignant avec les besoins réels?”, lui emboîte Le Soir. “Combien de pompiers? Quels moyens aériens? Quelle formation? Quelle coordination entre les acteurs de terrain? Quelle prévention? Quelle gestion des forêts? (...) Quel financement, alors que les zones de secours sont sous tension?”, énumère La Libre Belgique.
“Gouverner, c’est anticiper”
Après une troisième vague de chaleur cet été “actée quasiment dans l’indifférence générale” et alors que monte “une exaspération compréhensible”, l’automne devra être synonyme de “plans crédibles de lutte contre le réchauffement climatique”, en écoutant “ceux qui, chaque fois que la réalité nous rattrape, sont les premiers sur le front”, pointe Le Soir. Car “gouverner, c’est anticiper”, rappelle le quotidien.
La Libre aussi espère ne pas devoir “attendre la prochaine catastrophe pour connaître les réponses” à son chapelet de points d’interrogation. Car “ce drame ne sera pas le dernier”, affirme à son tour la DH.
La Dernière Heure conclut avec un mot de circonstance pour les pompiers et services d’urgence: “merci”. “Ce courage d’élite a un prix, le plus lourd qui soit”, souligne le journal, rappelant le décès du pompier bruxellois Olivier Francotte vendredi dans l’exercice de ses fonctions, lors d’une intervention distincte dans la capitale.