Voiture de gendarmerie (illustration)

Voiture de gendarmerie (illustration) - Romain Doucelin / Hans Lucas

Le corps de Chantal Seguineau avait été découvert au bord d'une route départementale plusieurs jours après sa disparition en Gironde. Face contre terre, les deux mains retenues par un lien dans le dos, elle présentait plusieurs plaies à la tête.

Plus de 20 ans après l'assassinat de Chantal Seguineau, une ouvrière agricole retrouvée morte en 2006 à Saint-Martin-du-Bois (Gironde), un homme a été placé en garde à vue ce mardi 13 octobre, a appris BFM auprès du parquet de Nanterre, confirmant une information du Parisien.

Cette garde à vue intervient dans le cadre de l'information judiciaire ouverte au pôle des crimes sériels ou non élucidés du tribunal judiciaire de Nanterre du chef d'assassinat. Selon nos confrères, cet homme, âgé de 77 ans, faisait partie de l'entourage professionnel de la victime, ouvrière viticole.

Le corps de Chantal Seguineau, qui ne donnait plus de signe de vie depuis plusieurs jours, avait été découvert le 3 mai 2006 à Saint-Martin-du-Bois (Gironde) après d'importantes recherches menées dans le secteur. Mère de deux enfants et épouse, Chantal Seguineau avait été vue pour la dernière fois dans les vignes où elle était employée, rapporte Le Parisien.

Face contre terre

Son corps avait été retrouvé en bordure d'une départementale. Chantal Seguineau était allongée au sol, face contre terre, les mains retenues dans le dos par un lien, expliquaient nos confrères de Ouest-France. L'autopsie avait révélé la présence de plusieurs plaies à l'arrière de la tête.

Une enquête pour "assassinat" avait alors été ouverte par le parquet de Libourne. Il s'était finalement dessaisi au profit du pôle cold-case de Nanterre en 2022. À l'époque, Me Mathilde Livenais, l'avocate de Josiane Hocdé, la sœur de la victime, s'était exprimée à ce propos dans un entretien accordé à Ouest-France: "C'est un vrai coup de fouet à l'enquête. Nous n'avions rien demandé, ils ont récupéré l'affaire tout seuls et cela témoigne du fait qu'aucune piste n'est fermée dans ce dossier de 23 tonnes."

Sollicitée ce mardi 13 octobre par BFM, Me Mathilde Livenais confirme avoir été informée de cette garde à vue, refusant toutefois de s'exprimer à ce stade.

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