L'agence de notation Scope Ratings a abaissé vendredi la note de la France de AA- à A+, au lendemain de la présentation du budget 2027 par Sébastien Lecornu.

La rédaction avec AFP -

Aujourd’hui à 07:54

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L'agence de notation Scope Ratings a annoncé vendredi avoir dégradé la note de la dette française, de AA- à A+, en raison du dérapage des finances publiques et d'un « contexte politique difficile », la plaçant toutefois sous perspective « stable » contre « négative » précédemment.

En cause, la « détérioration persistante des perspectives budgétaires » avec « une hausse de la dette publique, des déficits budgétaires toujours élevés et des progrès limités en matière de réformes structurelles », a justifié Scope Ratings dans son communiqué. L'agence, qui pointe les « difficultés du gouvernement à respecter les objectifs de déficit qu'il s'était lui-même fixés », relève aussi « la forte hausse » du taux des emprunts français depuis janvier 2026, qui limiteront encore davantage sa « marge de manoeuvre » et nécessiteront encore plus d'efforts « pour stabiliser la dette publique ».

« contexte politique difficile »

A cela s'ajoute un « contexte politique difficile », marqué par « une fragmentation et une polarisation accrues » depuis la « dissolution de l'Assemblée nationale en 2024 ». Cette « fragmentation politique », qui a « entravé les efforts d'assainissement budgétaire et compliqué la mise en oeuvre des réformes structurelles », devrait rester « élevée au-delà de l'élection présidentielle de 2027 », estime Scope. Sa décision survient au lendemain de la présentation par le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, des grandes lignes du budget pour 2027. 

Ce dernier prévoit un « effort » d'« environ 54 milliards d'euros » pour atteindre 5% de déficit, après 5,4% cette année, en mettant notamment retraités et fonctionnaires à contribution. Le gouvernement visait auparavant 5% de déficit en 2026, mais avait prévenu il y a une semaine que cette cible ne serait finalement pas atteinte, en raison notamment des différents « chocs » subis par l'économie française (sécheresse, guerre au Moyen-Orient...). En pleine incertitude budgétaire et politique avant l'élection présidentielle au printemps, la France a vu son taux d'emprunt à dix ans grimper à 4,50% mi-septembre, du jamais-vu depuis 2008. 

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