"Fiscalité en hausse et débat verrouillé: la majorité a mis un pistolet sur la tempe des Wavriens", dénonce le MR
Le groupe MR, actuellement dans l'opposition à Wavre, a tenu à réagir publiquement au lendemain du conseil communal de rentrée de ce 15 septembre.
Dans un communiqué intitulé "Fiscalité en hausse et débat verrouillé : la majorité fait payer les Wavriens et refuse de s'expliquer", le MR de Wavre estime que l'actuelle majorité "fait payer davantage les Wavriens, sans présenter les projets concrets qui justifieraient une telle ponction, et refuse le débat lorsqu'il porte sur sa gestion des deniers publics."
La question de la hausse de la fiscalité décidée à la fin décembre 2025 est évidemment ici dans le collimateur de l'opposition qui avait déjà expliqué y être fermement opposée.
Gilles Agosti, le chef de groupe MR au conseil explique :
"La hausse de fiscalité décidée par la majorité rapportera près de 7 millions d'euros par an. Or, au cours des débats, le collège a lui-même reconnu qu'environ 3 millions d'euros auraient été nécessaires pour répondre aux besoins invoqués. Pour les millions restants, les Wavriens n'ont reçu ni liste de projets, ni calendrier, ni justification détaillée. C'est un chèque en blanc imposé aux Wavriens.
Les membres du Collège parlent d'une adaptation fiscale. C'est faux : c'est une hausse considérable. Ils ont mis un pistolet sur la tempe des citoyens, sans dire clairement quels projets seront financés. Pendant des années, ils ont critiqué chaque investissement depuis l'opposition. Aujourd'hui, ils augmentent les taxes, mais la construction d'une piscine, la dépollution de la décharge de Basse-Wavre et les autres projets qu'ils annonçaient restent invisibles. Pour l'instant, il y a des impôts en plus et zéro réponse", poursuit le chef de file MR.
Le MR rappelle que la fiscalité doit financer des besoins identifiés et une vision politique assumée. Elle ne peut pas servir à constituer, sans débat, une réserve générale alimentée par les ménages et les indépendants wavriens.
"Où vont les comptes du CPAS ?", s'inquiètent les libéraux
Au cours du même conseil, communal, à l'heure des questions d'actualité, le conseiller communal Qassem Fosseprez (MR) souhaitait interroger la Présidente du CPAS, Véronique Michel (Écolo), sur les pistes de maîtrise des coûts, l'efficience interne et les mesures nécessaires pour préserver durablement l'aide sociale.
La question a été écartée des débats par le président du Conseil au motif qu'à son sens, elle ne répondait pas aux critères qui constituent une "question d'actualité".
Là encore, le groupe MR pointe un manque de transparence :
"C'est une décision incompréhensible. Ces réponses, nous les attendions déjà depuis juin. Nous n'avons eu aucun retour de la part de la présidente. Le CPAS demande désormais plus de 10,65 millions d'euros à la Ville : près de 2 millions d'euros en plus en un an, soit + 22,8 %, et une dotation pratiquement doublée depuis 2022. Et l'on voudrait nous expliquer qu'il ne serait pas actuel de demander quelle est la stratégie ?
De plus, l'exemple du CPAS de Tubize, en plein cœur de l'actualité, servait de point de comparaison et d'inspiration immanquable. Nous attendons donc réponses à nos questions", réagit le conseiller Qassem Fosseprez.
Pour le MR, ce refus traduit une étonnante posture qu'il traduit ici : "Lorsqu'il s'agit de faire payer les Wavriens, la majorité agit vite ; lorsqu'il s'agit de justifier ses choix, de présenter ses projets ou d'exposer sa stratégie pour le CPAS, elle ferme le débat."
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