Flambée des prix des carburants : Après la décision du G7 de libérer 100 millions de barils de pétrole de ses réserves, vers une baisse à la pompe dans les prochains jours ?
Face à un gazole qui stagne à 2,38 euros le litre en France, le G7 et l’Agence internationale de l’énergie débloquent 100 millions de barils stratégiques. Couplée au retour progressif du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, cette initiative majeure laisse espérer une accalmie bienvenue pour le budget des automobilistes d’ici vingt jours.
Le G7 a décidé le 2 octobre 2026 de libérer 100 millions de barils de ses réserves d’urgence, tandis que les exportations de brut du Moyen-Orient retrouvent leur niveau d’avant-conflit, un double signal qui pourrait détendre les prix à la pompe en France, où le gazole coûtait encore 2,38 € le litre le 5 octobre.
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Le marché pétrolier montre des signes de reprise. Selon la société de suivi maritime Kpler, les exportations de brut des pays du Moyen-Orient, Iran exclu, ont dépassé la semaine dernière leur moyenne d’avant le conflit, établie autour de 18 millions de barils par jour, rappelle Merci pour l’Info. Un pétrole qui circule mieux calme les marchés.
Situation fragile
Les prix à la pompe peuvent alors se stabiliser, mais sans effet immédiat sur le plein. Le détroit d’Ormuz reste sous tension. La reprise s’explique d’abord par le retour progressif du trafic dans le détroit d’Ormuz, par où transitent environ 20 % des hydrocarbures consommés dans le monde.
Téhéran exige désormais une autorisation de passage, et les navires qui refusent s’exposent à des attaques, devenues presque quotidiennes. De plus en plus de pétroliers empruntent pourtant cette route, parfois sous escorte américaine.
Détente attendue sous 20 jours
Les pays du G7 ont annoncé le 2 octobre 2026, en coordination avec l’Agence internationale de l’énergie, la mise sur le marché de 100 millions de barils de brut et de produits pétroliers, issu de leurs réserves. Une part importante concerne le diesel, attendu sous 20 jours.
Ces stocks existent depuis 1974, après le choc pétrolier lié à la guerre du Kippour. Le 11 mars 2026, l’AIE indiquait que ses 32 États membres détenaient plus de 1,2 milliard de barils, auxquels s’ajoutaient 600 millions de barils d’industriels tenus par des obligations d’État.
Le 5 octobre 2026, le gazole reculait très légèrement, mais restait à 2,38 € le litre en moyenne dans les stations-service. Les prix à la pompe suivent avec retard les cours du pétrole. Un soulagement pourrait donc apparaître dans les semaines à venir, sans certitude sur son ampleur.