Ce feu, déclaré une première fois le 21 juillet dans l'après-midi dans un champ du village de Pontèves, au coeur de la "Provence Verte", avait connu plusieurs reprises, dont certaines pourraient être d'origine criminelle, et a parcouru en tout quelque 6.300 hectares.

6.000 personnes avaient dû être évacuées pour se protéger des flammes qui ont endommagé 70 maisons dont 41 ont été totalement détruites.

"Après 18 jours de mobilisation exceptionnelle, le feu du Gros Bessillon est déclaré officiellement fixé, ce vendredi 7 août à 19h00", a déclaré dans un communiqué la préfecture de ce département du sud-est de la France en proie à plusieurs incendies depuis le début de l'été.

"Il faudra encore plusieurs jours avant de le maîtriser puis de l'éteindre définitivement", ont toutefois tempéré les autorités.

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La préfecture a d'ailleurs prévenu que 450 sapeurs-pompiers restaient mobilisés "sur site en cette fin de semaine. La surveillance des massifs et les contrôles à leurs abords sont maintenus", d'autant plus que le Var, tout comme onze autre départements du sud-Est et du Centre-Est, seront en vigilance orange canicule samedi.

Tout comme vendredi, l'accès au massif forestier du Haut-Var, où s'est propagé l'incendie du Gros Bessillon, sera à nouveau interdit samedi au public "pour risque très sévère d'incendie".

Le feu avait déjà une première fois été déclaré comme "fixé" le 28 juillet. Il avait alors parcouru quelque 4.500 hectares obligeant près de 5.000 personnes à évacuer leur logement.

Mais une reprise de celui-ci avait été détectée le 31 juillet en milieu de journée au sud de l'incendie principal, près de la commune de Correns. Plusieurs centaines de personnes avaient également dû être évacuées avec ce feu qui a ensuite parcouru des centaines d'hectares.

Feu volontaire ?

Pendant 18 jours, ce sont 4.250 sapeurs-pompiers varois, 6.870 sapeurs-pompiers venus en renfort de toute la France et 100 sapeurs-pompiers européens, selon la préfecture du Var, qui ont lutté pour empêcher sa progression.

"C'est le feu le plus long qu'il y a eu dans le Var depuis que nous avons des archives sur les feux de forêt et de végétation", avait indiqué mardi Laurent Nuñez lors d'un point presse.

Ce même jour, le parquet de Draguignan avait de son côté indiqué que "l'hypothèse de mises à feu volontaires" était "sérieusement envisagée" pour expliquer la reprise de l'incendie. L'enquête sur les causes de son origine est toujours en cours.

Depuis le 24 juillet, "six départs de feux avec une intervention humaine ont été recensés sur le secteur du Gros Bessillon", avait de son côté indiqué le préfet du Var, Simon Babre, lors d'un point presse. Il avait en outre appelé les témoins de "comportements suspects ou de présences inhabituelles" à contacter les autorités locales.

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Dans la même zone du centre du Var, un homme de 23 ans est soupçonné d'une dizaine de départs de feu volontaires entre le 19 et le 24 juillet, avait précédemment indiqué le parquet et les gendarmes. Arrêté le 25 juillet, il a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Le préfet avait également précisé que la commune de Correns avait été "la plus impactée" par le feu, celle qui avait "le plus souffert", avec 52% de sa superficie qui a brûlé et "trois assauts du feu successifs" à quelques jours d'intervalle.

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Ce territoire abrite notamment de nombreux vignobles qui ont été affectés par les flammes mais aussi les retombées de fumées et de cendres, laissant craindre à certains professionnels de ne pas pouvoir commercialiser leur millésime 2026.

"Je n'ai jamais vu ça, la situation ne fait qu'empirer d'année en année", avait de son côté confié à l'AFP Germaine, une retraitée qui avait dû fuir la maison qu'elle occupe depuis 22 ans à Montfort-sur-Argens, village perché du Var un temps menacé par les flammes de l'incendie.