Épinglé par Mediapart qui impute au président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, des propos antisémites virulent tenus il y a treize ans, le parti à la flamme choisit de riposter vite et fort. Marine Le Pen et Jordan Bardella se sont affichés unis lors de la réunion de groupe des députés RN, mercredi 29 septembre, et en ont profité pour contre-attaquer. 

Publié le : 29/09/2026 - 14:03

2 min Temps de lecture

Lundi 28 septembre, il y avait comme un flottement entre Marine Le Pen semblant découvrir l'enquête de Mediapart sur le terrain et un Jordan Bardella sur la défensive à la télévision.  

Dès le lendemain, le tandem s'affiche sûr et déterminé. Jordan Bardella dément à nouveau les propos rapportés et crie à la manipulation : « Nous sentons depuis plusieurs jours, et je dirais de manière visible par le grand public depuis plusieurs heures, les prémices d'une guerre totale de tentative de déstabilisation de la campagne présidentielle. »

À lire aussiFrance: Mediapart rapporte des écrits antisémites attribués à Bardella en 2013, le président du RN dément

À ses côtés, Marine Le Pen a le verbe haut : « Nous allons démonter cette manipulation et nous saurons qui est derrière. » La candidate à l'élection présidentielle refuse de lâcher le duo qu'elle forme avec le président du RN, qu'elle envisage de nommer Premier ministre en cas de victoire. « Je suis heureuse de pouvoir exprimer à Jordan la confiance absolue que nous lui portons », a-t-elle déclaré. 

Marine Le Pen n'hésite pas à attaquer Mediapart, qu'elle décrit comme un « un média militant d'extrême gauche ». Et de tacler au passage un système qui, selon elle, serait effrayé de voir un RN proche de l'emporter. « Le système va tout faire, y compris les trucs les plus dégueulasses qui soient, pour pouvoir tenter d'entraver cette dynamique. » Une manière d'afficher une sérénité de façade, malgré le risque de voir sa campagne parasitée. 

Mediapart menace déjà de publier des documents prochainement. 

À lire aussiSénatoriales en France: un premier groupe RN avec son allié UDR, LFI obtient un premier siège