Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (Centcom) le 22 juillet 2026, montre des frappes américaines contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive.

Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (Centcom) le 22 juillet 2026, montre des frappes américaines contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. - - / US CENTRAL COMMAND (CENTCOM) / AFP

Les affrontements entre Téhéran et Washington ont repris depuis le 7 juillet. Les États-Unis ont annoncé avoir achevé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires. L'armée iranienne a juré de son côté qu'elle poursuivrait ses "représailles".

Les États-Unis ont lancé ce vendredi 24 juillet une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures puisque le stratégique détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les Houthis yéménites ont annoncé un blocus des navires d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Après avoir flambé jeudi, les cours refluaient légèrement vendredi en début d'échanges asiatiques, le Brent se maintenant autour du niveau de 100 dollars atteint la veille pour la première fois depuis mai, loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Trump veut utiliser les fonds iraniens pour payer les dégâts

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir achevé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, faisant état de la "13e nuit consécutive" de bombardements. Des médias d'État iraniens ont quant à eux rapporté des explosions dans le sud du pays et sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz.

Face aux menaces sur la navigation dans la région, Donald Trump a affirmé ce jeudi soir que les fonds iraniens gelés aux États-Unis serviraient désormais à rembourser les dégâts sur les navires touchés dans le Golfe.

"À partir de maintenant, tous les dommages causés aux navires, à la cargaison ou à tout autre élément s'y rapportant, seront payés par l'argent iranien que les États-Unis ont en leur possession et contrôlent", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, sans fournir davantage de détails sur le mécanisme envisagé. Une menace qualifiée quelques heures plus tard de "précédent incendiaire" par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans une publication sur X.

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Menace d'une "punition militaire majeure"

La situation au Moyen-Orient est "hors de contrôle" et "au bord de l'inimaginable", s'est alarmé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors d'une réunion du Conseil de sécurité.

L'armée iranienne a juré de son côté qu'elle poursuivrait ses "représailles", tant que les attaques américaines "perdureront". Le Koweït a dit jeudi soir faire face à des attaques de missiles et de drones iraniens, après que les sirènes d'alerte ont retenti dans le pays. L'armée jordanienne a elle fait état de dix missiles et drones tirés vers le royaume sur les dernières 24 heures, dont neuf interceptés.

Donald Trump a menacé de son côté l'Iran et les Houthis d'une "punition militaire majeure".

Des médias iraniens avaient rapporté jeudi matin des frappes à deux reprises sur Bouchehr, ville où se trouve la seule centrale nucléaire en fonctionnement du pays, et à Chalamcheh, à proximité d'un poste-frontière avec l'Irak, où deux personnes ont été tuées. D'autres bombardements ont été signalés sur des villes côtières et une agence iranienne a fait état en soirée d'une frappe de missile américain contre l'île de Qeshm, près d'Ormuz.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a dénoncé une attitude "irrationnelle" des États-Unis.

Jusqu'à quand les prix du carburant vont-ils grimper ?

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Menace sur le détroit de Bab el-Mandeb

La dispute irano-américaine sur le contrôle du détroit d'Ormuz, par lequel transitait d'ordinaire un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, a déclenché la reprise des hostilités.

La République islamique veut y instaurer des frais de passage et n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant. Les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont affirmé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de le franchir.

En réaction, les États-Unis imposent un blocus maritime à l'Iran. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé jeudi qu'au cours des neuf derniers jours, ses forces avaient "dérouté 12 navires commerciaux et en ont immobilisé un", pour les empêcher "d'entrer ou de quitter les ports iraniens".

De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les Houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué jeudi des attaques contre deux pétroliers saoudiens. Les rebelles font peser une menace sur la navigation par le détroit de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au Golfe d'Aden et dont l'importance s'est accrue depuis le blocage d'Ormuz.

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Après avoir annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, ils avaient menacé de viser les navires tentant de se frayer un passage. Une source officielle saoudienne a confirmé qu'un navire appartenant à une société saoudienne avait été "pris pour cible", provoquant un incendie, selon l'agence officielle SPA.

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