GrapheneOS accuse Google de « restreindre l’accès aux correctifs de sécurité » et aux nouvelles fonctionnalités d’Android
La célèbre ROM alternative GrapheneOS rencontre encore des problèmes de développement avec la sortie de la dernière version d’Android. La faute à Google, qui se la jouerait perso sur les dernières fonctionnalités et patchs de sécurité.

Google manquerait-il à ses engagements en faveur de l’open source ? C’est en substance l’accusation qu’a formulée l’équipe de développement de GrapheneOS envers le géant de la recherche ce 16 septembre 2026. Dans une série de messages repérée par Android Authority, des accusations graves sont portées à l’encontre du géant de la recherche.
Il est notamment reproché à la firme de « restreindre l’accès aux correctifs de sécurité » embarqués dans la dernière mise à jour et de ne pas détailler le fonctionnement des nouvelles interfaces de développement au sein du code source public d’Android.
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Des doutes sur la légalité du processus
Concrètement, GrapheneOS accuse donc Google de garder certaines fonctionnalités et certains correctifs de sécurité exclusifs à ses téléphones Pixel et plus précisément à sa version maison d’Android dédiée à ses téléphones Pixel. La toute nouvelle version QPR1 d’Android 17 contiendrait des nouvelles API qui ne sont pas détaillées dans le code, « une première depuis Android Honeycomb (3.0) » et « des patchs utiles aux téléphones autres que Pixel » qui ne sont pas publiés non plus.
Le travail de portage de ces nouveautés sur GrapheneOS est déjà en cours grâce à des efforts de rétro-ingénierie, mais les équipes derrière l’OS font mine de se demander si « les équipes juridiques de Google ont conscience que les Pixel ont accès plusieurs mois avant aux nouvelles fonctionnalités et correctifs de sécurité d’Android », suggérant que cela représente « un avantage concurrentiel discutable » face aux autres fabricants de l’écosystème Android.
GrapheneOS accuse également Google de ne pas respecter les contraintes de la licence GPL, qui oblige à partager les modifications faites sur le code librement. Ce règlement de comptes ne vient pas de nulle part, de nombreux reproches ayant déjà été faits à Google sur le sujet, et plus généralement sur la fermeture progressive d’Android.
Le téléphone Motorola très attendu
« Les Pixel sont désormais significativement plus compliqués à prendre en charge que beaucoup d’autres appareils », pestent les équipes de GrapheneOS. Dans le même souffle, elles suggèrent que les prochains téléphones Motorola seront bien plus simples à soutenir logiciellement et que d’autres téléphones moins haut de gamme pourraient aussi goûter à l’OS alternatif si Qualcomm le permet.
Pour aller plus loin
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Une lueur d’espoir est aussi donnée aux propriétaires de Pixel 11 avec la confirmation que la protection MTE (indispensable au bon fonctionnement de GrapheneOS) existe bel et bien sur l’appareil. Un portage du système sur cette famille de mobiles pourrait donc bien arriver un jour.