Donald Trump lie désormais directement l’issue de la guerre avec l’Iran aux élections américaines de novembre. Mercredi, le président a prédit une fin des hostilités « immédiatement après les élections », tout en estimant que Téhéran cherchait à peser sur le scrutin. Dans le même temps, la reprise des attaques autour du détroit d’Ormuz a poussé le Brent au-dessus des 100 dollars le baril.

Interrogé par la presse sur le tarmac de la base aérienne Andrews, près de Washington, Donald Trump a estimé que les Iraniens « ne peuvent pas tenir plus longtemps ». « Ils essaient désespérément de peser sur l’élection », a-t-il ajouté. Le président américain prévoit également une détente sur le marché pétrolier : « Juste après l’élection, le cours du pétrole va chuter. »

Les républicains redoutent une lourde défaite

La hausse des prix de l’essence et du diesel intervient en effet à quelques semaines des midterms, début novembre. Ce scrutin renouvelle l’ensemble des sièges de la Chambre des représentants et un tiers de ceux du Sénat. Les républicains redoutent une lourde défaite, tandis que les démocrates espèrent prendre le contrôle d’une, voire des deux chambres du Congrès.

Les tensions militaires ont parallèlement repris. Donald Trump a déclaré mercredi que les forces américaines avaient frappé neuf bateaux iraniens et prévenu, à propos de ces attaques. « Vous allez en voir beaucoup plus. » L’armée américaine a ainsi annoncé avoir détruit cinq pétroliers iraniens en représailles à des attaques de Téhéran.

Les cours du pétrole s’envolent

L’Iran a de son côté affirmé mercredi avoir attaqué plus d’une dizaine de navires tentant de franchir le détroit d’Ormuz. Téhéran a également annoncé son intention d’étendre prochainement, au-delà de ce passage stratégique, la zone soumise à une autorisation de navigation.

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Les Etats-Unis imposent pour leur part un blocus sur les ports iraniens en réponse au verrouillage du détroit. Ces nouveaux affrontements ont immédiatement affecté les cours du pétrole. Mercredi, le Brent a franchi le seuil des 100 dollars le baril pour la première fois depuis juillet.