Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a indiqué mercredi que les discussions la veille à Oslo entre l'émissaire américain, Steve Witkoff, et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avaient été "positives".

M. Rubio a ajouté que M. Witkoff se rendait désormais à une rencontre avec des responsables russes.

"C'était positif, rien d'inattendu, rien de surprenant, et maintenant, avec ces idées, il pourra aller à Saint-Pétersbourg et les partager avec la partie russe, et voyons si nous pouvons réaliser quelques avancées", a déclaré Marco Rubio aux journalistes parmi lesquels l'AFP l'accompagnant lors d'une visite en Inde.

Peter Mertens (PTB): "Il n'y a aucune donnée objective pour démontrer que la Russie veut s'en prendre à l'Europe"

L'émissaire du président américain, Steve Witkoff, est attendu mercredi à Saint-Pétersbourg (nord-ouest de la Russie) pour des pourparlers avec le président russe, Vladimir Poutine, en vue de mettre fin à la guerre en Ukraine.

Cette poussée diplomatique intervient à l'issue d'une semaine de fortes crispations entre l'Ukraine et les États-Unis, notamment au sujet du partage de renseignements et des communications avec Space X d'Elon Musk.

Starlink au cœur des tensions entre Washington et Kiev

Le chef de la diplomatie américaine a réitéré à cet égard que les États-Unis n'avaient pas eu connaissance à l'avance du ralentissement des communications satellitaires de SpaceX utilisées par l'Ukraine pour ses opérations sur le champ de bataille contre la Russie.

"Le président (des États-Unis) n'a rien à voir avec les décisions prises par Starlink et Starshield et par M. (Elon) Musk", a-t-il dit.

"C'est une entreprise privée ; le président ne dirige pas cette entreprise et ne peut pas lui ordonner quoi que ce soit (...). Je vous le dis, il n'y a eu aucune connaissance préalable" à ce sujet, a-t-il ajouté.

Selon le Wall Street Journal, Elon Musk a ordonné la limitation des services du réseau satellitaire Starshield en Ukraine, après que le multimilliardaire a pourtant affirmé que toute restriction de ce système aurait, en dernier ressort, été décidée par Donald Trump.

"Je vous dis que nous n'avons pas eu de connaissance préalable", a insisté M. Rubio mais "même si on l'avait eue, on ne contrôle pas une entreprise privée".

"Je ne crois pas qu'on ait été au courant de cette décision à l'avance. Mais, en tout cas, cela n'a aucune importance", a-t-il dit.

Le Russe Garry Kasparov s'en prend à Poutine, Trump et aux Européens: "Je plains Zelensky"

Sur un ton plus offensif, il a déclaré que l'Ukraine "n'existerait pas aujourd'hui" sans l'aide apportée par les États-Unis depuis le début de la guerre.

Parlant des pourparlers diplomatiques en cours M. Rubio a relevé qu'"au coeur de tout cela se trouve cette partie du Donbass que la Russie revendique, mais qu'elle n'a pas réussi à s'emparer sur le champ de bataille".

Interrogé par ailleurs pour savoir si le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, participerait la semaine prochaine à une réunion des pays du G20 à Atlanta, aux États-Unis, il a dit s'attendre à ce que le ministre soit présent sans le confirmer.

Il est possible que le président russe "se rende également" au sommet du G20 à Miami en décembre "même si nous n'en avons pas la confirmation". Le président Trump a invité la Russie à participer à ces réunions.