Poutine nie préparer une mobilisation militaire et Berlin, nid d’espions
H.M. avec AFP
Publié le 03/09/2026 à 19h27 • Mis à jour le 03/09/2026 à 20h55
L'essentiel
- La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le 24 février 2022. Tous les soirs, 20 Minutes vous propose son récap du conflit russo-ukrainien.
- Une déclaration marquante, un chiffre clef… Voici les informations essentielles pour mieux comprendre cette guerre.
- Ce jeudi 3 septembre, au 1.653e jour du conflit, l’Alle
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce jeudi 3 septembre 2026, au 1.653e jour du conflit.
Le fait du jour
Non, la Russie ne prévoit pas une grande campagne de mobilisation militaire pour porter l’estocade à l’Ukraine. C’est du moins ce qu’a affirmé Vladimir Poutine, lors d’une intervention au Forum économique oriental (EEF) à Vladivostok. « A ce jour, il n’existe aucun scénario qui nécessiterait une mobilisation », a asséné le maître du Kremlin, affirmant que les forces russes ne souffrent aucunement de problèmes de recrutement.
En juillet pourtant, Volodymyr Zelensky affirmait avoir reçu des « informations claires » de ses services de renseignement, affirmant que la Russie préparait « pour l’automne une nouvelle vague de mobilisation ». « C’est une attaque informationnelle de la part de l’ennemi à la veille des élections à la Douma, avec une tentative d’influer sur leur résultat », a coupé court Vladimir Poutine, en faisant allusion aux élections législatives prévues du 18 au 20 septembre.
Le chiffre du jour
4,22 milliards de dollars. Le montant que réclame groupe énergétique public ukrainien Naftogaz à la Russie en dédommagement d’actifs saisis lors de l’annexion de la Crimée en 2014. C’est en vertu de cette « dette », validée par les instances internationales, que la Norvège a saisi mercredi le bateau de croisière russe « Professor Molchanov » dans l’Arctique, déclenchant la colère de Moscou. « Nous exigeons la libération immédiate du navire et que la sécurité des passagers et de l’équipage soit assurée », a indiqué l’ambassade de Russie en Norvège.
La phrase du jour
« Chaque jour que la guerre continue, l’humanité recule, tandis que chaque pas vers la paix offre un véritable espoir. Il nous faut passer d’une guerre sans fin à la paix »
Cette phrase a été prononcée lundi, en marge d’un sommet au Kirghizistan, par le Premier ministre indien Narendra Modi devant un Vladimir Poutine interdit. Ce jeudi, le chef de la diplomatie indienne était à Kiev et Volodymyr Zelensky a salué la position de New Delhi. « Nous sommes reconnaissants envers l’Inde pour son engagement à mettre fin à cette guerre injuste, la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine », a indiqué le président ukrainien sur ses réseaux sociaux.
La tendance
Berlin, nid d’espions ? Mardi, en rétorsion à la découverte d’un drone chargé d’explosifs début août sur l’aéroport de Leipzig, l’Allemagne a annoncé sa décision de fermer la Maison russe des sciences et de la culture, un bâtiment construit dans l’ancien Berlin-Est en 1984 près de l’ambassade de Russie.
Pourquoi ce lieu précisément ? Dans un entretien sur la chaîne privée de télévision Welt TV, le député conservateur Roderich Kiesewetter a assuré que cet établissement servait de plateforme aux espions russes. Selon lui, plus de 100 personnes y vivent « sans que l’on sache qui elles sont » et la consommation d’électricité du bâtiment est anormalement élevée.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Les représailles à ce que Vladimir Poutine qualifie d'« erreur grossière » n’ont pas tardé. « Les Allemands ont ici des branches de l’Institut Goethe. A Moscou, Saint-Pétersbourg, Ekaterinbourg. Bien sûr, elles seront fermées », a déclaré ce jeudi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.