L’hantavirus des Andes n’est pas éteint, une personne passée par la France testée positive
France 06/08/2026 17:12 Actualisé le 06/08/2026 18:52
Cette personne franco-argentine, passée dans le pays lors d’un « voyage touristique », ne « présente plus » de symptômes et a été isolée « avec sa famille en Espagne ».

JOAO LUIZ BULCAO / Hans Lucas via AFP
L’hantavirus circule en fait toujours, une personne passée par la France testée positive à la « souche Andes ». (photo d’illustration)
Les autorités sanitaires ont-elles crié victoire trop vite ? Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déclaré début juillet que la flambée de la « souche Andes » du virus était terminée, un nouveau cas a été détecté chez une personne franco-argentine ayant transité par la France durant la deuxième quinzaine de juillet. Celle-ci se trouvait dans le pays à l’occasion d’un « voyage touristique », avant d’être isolée « avec sa famille en Espagne », a annoncé le ministère français de la Santé ce jeudi 6 août.
L’infection par cette souche Andes, la seule transmissible entre humains, a été confirmée ce jeudi par le centre national de référence des hantavirus (CNR, institut Pasteur). Ce patient qui avait peu de symptômes n’en « présente plus » et « toutes les mesures » sont mises en place pour « retracer les étapes » de son parcours, a indiqué le ministère.
« Un groupe d’experts scientifiques, en lien avec la Direction générale de la santé et Santé publique France » s’est réuni jeudi après-midi « afin de déterminer la conduite à tenir et les mesures de gestion à mettre en place autour de ce cas importé », a précisé le ministère, qui communiquera davantage d’informations dans la soirée. « Une coordination à l’échelle européenne » est également mise en place. Rien n’indique une « circulation » du virus, précisent les autorités.
Une souche andine redoutée car transmissible d’homme à homme
Ce nouveau cas, annoncé par le ministère français de la Santé, est a priori sans lien avec l’épisode du MV Hondius, qui avait suscité de vives inquiétudes au printemps. La seule patiente française contaminée sur le bateau est, par ailleurs, sortie ce jeudi du service de réanimation où elle avait été admise il y a près de trois mois, a précisé le ministère.
Les 13 cas identifiés dans l’épisode du MV Hondius ne sont qu’une poignée par rapport aux dizaines de milliers de cas d’infections à l’hantavirus – un virus rare pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique – recensés chaque année dans le monde. Mais ces derniers sont, la plupart du temps, issus d’une infection directe par un animal, généralement un rongeur.
L’inquiétude portait ici sur le risque d’une transmission d’un humain à l’autre : la souche en cause, dite des Andes, est la seule connue pour permettre une telle contamination.