La hausse des carburants devient un problème politique majeur pour Donald Trump. Alors que la guerre en Iran a fortement perturbé les marchés énergétiques, le président américain affirme désormais que la principale cause de la flambée réside ailleurs : dans les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes et dans les fermetures de capacités de raffinage aux États-Unis.

Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump a notamment accusé les démocrates de fermer des raffineries dans des États comme la Californie. Il a également estimé que les frappes ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes contribuaient à la tension sur les marchés.

Une pression croissante sur les prix

L’argument intervient alors que les cours des carburants pèsent directement sur le pouvoir d’achat américain, à quelques semaines des élections de mi-mandat. Le diesel a atteint environ 6,50 dollars le gallon le mois dernier, un niveau record, tandis que l’essence évolue également à des niveaux élevés.

La guerre en Iran reste pourtant un facteur central de la crise énergétique. La fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement environ un cinquième du pétrole mondial, a fortement perturbé l’approvisionnement international. Les frappes ukrainiennes contre les installations russes ajoutent une pression supplémentaire, notamment sur le diesel.

Les chiffres clés

• 6,50 $/gallon : niveau approximatif atteint par le diesel américain.
• 1/5 : part habituelle du pétrole mondial transitant par Ormuz.
• 3 novembre 2026 : date des élections américaines de mi-mandat.
• 32 % : niveau d’approbation de Trump dans un récent sondage Reuters/Ipsos.

À l’approche du scrutin, la flambée des carburants constitue donc un risque politique pour la Maison-Blanche. Trump tente de déplacer la responsabilité vers l’Ukraine et les démocrates, alors que les perturbations géopolitiques continuent de peser lourdement sur le marché mondial de l’énergie.