Haute-Garonne. Agression de policiers municipaux : la piste terroriste écartée, le suspect mis en examen
L’agression à l’arme blanche lundi de trois policiers municipaux à Toulouse (Haute-Garonne) n’a pas de « caractère islamiste », a estimé le parquet. Le suspect a été transféré lundi dans une unité psychiatrique.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 19:31 | mis à jour aujourd’hui à 19:40
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La piste terroriste a été écartée. Photo d'illustration Sipa/Romain Doucelin
L’agression à l’arme blanche lundi de trois policiers municipaux à Toulouse (Haute-Garonne) n’a pas de « caractère islamiste », a estimé le parquet soulignant la « personnalité très perturbée sur le plan psychiatrique » du principal suspect, un Italien qui a été écroué ce mercredi. Une information judiciaire du chef de « tentative de meurtre sur trois personnes dépositaires de l’autorité publique » a été ouverte mercredi, a précisé le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, dans un communiqué. Alors que le parquet national antiterroriste (PNAT) « n’a donc pas retenu sa compétence », l’agresseur présumé, un Italien de 30 ans qui a affirmé aux enquêteurs « avoir obéi à des voix », a été déféré au parquet mercredi puis écroué, a-t-il ajouté.
Lundi après-midi, trois policiers municipaux ont été agressés avec un couteau à huîtres par un individu criant à plusieurs reprises « Allah Akbar ». Placé en garde à vue une première fois, le suspect a été transféré lundi dans une unité psychiatrique, avant d‘être remis en garde à vue. « Entendu, il donne des explications qui excluent tout caractère islamiste à son acte », explique encore le procureur de Toulouse.
L’assaillant était porteur de trois armes blanches. « Deux des policiers, une femme et un homme, étaient touchés aux bras mais, notamment protégés par leurs équipements de sécurité, ils ne subiront pas de blessures graves et se verront accorder deux jours d’ITT […]. La troisième fonctionnaire, une femme, n’était pas atteinte », conclut David Charmatz.