Hellraiser: Revival plonge les joueurs dans un cauchemar sadomasochiste captivant
Publié9. octobre 2026, 07:16
Test jeux vidéo«Hellraiser: Revival»: l’enfer n’a jamais été aussi beau…
«Hellraiser: Revival» nous entraîne dans un cauchemar sadomasochiste superbe et dérangeant. Un survival-horror efficace, mais parfois répétitif.

«Clive Barker’s Hellraiser: Revival» est un survival horror à la première personne qui, dans la peau du héros, nous lance à la recherche de sa copine peu recommandable nommée Sunny, emportée dans l’univers cauchemardesque des Cénobites après avoir joué avec la mauvaise boîte. Commence alors une plongée dans les tréfonds de l’âme humaine, entre sadomasochisme, drogue, alcool, tortures et autres joyeusetés. Le jeu ne fait pourtant pas vraiment peur: les jump scares sont rares et l’expérience cherche surtout à provoquer un profond malaise.
Magnifiquement dégueulasse
C’est d’ailleurs sa grande réussite. La direction artistique est excellente et l’ambiance glauque à souhait. Chairs mutilées, décors organiques, couloirs poisseux et visions dérangeantes s’enchaînent avec une vraie cohérence. «Hellraiser: Revival» comprend parfaitement que son univers n’a pas besoin de faire sursauter toutes les trente secondes pour mettre mal à l’aise.
Le jeu n’hésite jamais à aller très loin dans ses thèmes et ses images. C’est sale, malsain, souvent excessif et parfois franchement dérangeant. Bref, du «Hellraiser» pur jus.
Plus «Resident Evil» que véritable jeu d’horreur
Côté gameplay, rien de révolutionnaire. Exploration, énigmes, combats, gestion des munitions et inventaire limité: on se rapproche finalement davantage d’un «Resident Evil» que d’une expérience horrifique destinée à vous empêcher de dormir.
Ce n’est pas forcément un défaut. Les sensations sont bonnes, les armes répondent bien et fouiller les environnements pour récupérer la ressource qui permettra de survivre au prochain affrontement reste efficace. La formule est classique, mais elle fonctionne.
Le labyrinthe s’éternise
Plus étonnant, les passages où le jeu cherche vraiment à nous faire peur sont souvent les moins réussis. Les séquences de fuite, notamment dans le Labyrinthe, deviennent rapidement frustrantes plutôt qu’angoissantes.
Cette partie souffre surtout de longueurs et de répétitions. Les mêmes mécaniques reviennent trop souvent et certains passages donnent simplement envie de trouver la sortie pour passer à autre chose. Dommage, car l’endroit possède visuellement tout ce qu’il faut pour devenir l’un des grands moments du jeu.
Sunny mérite-t-elle vraiment qu’on la sauve?
Heureusement, l’histoire donne envie d’avancer. La grande question reste évidemment de savoir si l’on parviendra à sauver Sunny. Et, au vu de certaines révélations, une autre finit rapidement par se poser: mérite-t-elle vraiment qu’on se donne autant de mal?
Cette ambiguïté fonctionne plutôt bien et donne envie d’aller jusqu’au bout pour connaître le fin mot de l’histoire. Même lorsque le rythme faiblit, le scénario et l’univers réussissent donc à nous tirer vers l’avant.
«Hellraiser: Revival» n’est finalement pas le jeu le plus terrifiant de l’année, mais certainement l’un des plus malsains. Sa superbe direction artistique, son ambiance oppressante et son gameplay solide compensent en grande partie ses longueurs et un Labyrinthe beaucoup trop répétitif. Un voyage en enfer imparfait, mais suffisamment dérangeant pour qu’on ne l’oublie pas immédiatement.
Clive Barker's Hellraiser: Revival
Tous supports. Saber Interactive. Solo.
Âge Pegi: 18 ans.
3.5/5

Adrien Iseli (adi) est journaliste au 20 Minutes depuis janvier 2007. Intégré au pôle pilotage, il gère la homepage de 20 Minutes.
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