Heures creuses, découverts bancaires, taxes sur les colis, prix du gazole… : ce qui change en novembre 2026
En théorie, si vous faites partie des foyers concernés par ce changement, vous avez déjà dû être mis au courant par votre fournisseur d’électricité, qui devait vous informer « au moins un mois avant la date effective du changement, par courrier ou par voie électronique ».
> Découverts bancaires
Les modalités d’autorisation des découverts bancaires vont évoluer. Jusqu’au 1er novembre, les banques devaient effectuer une analyse de solvabilité dès lors que les demandes de découverts de ses clients étaient réalisées pour des montants supérieur ou égal à 200 € et/ou pour une durée de plus d’un mois. À compter du 20 novembre 2026, cette obligation est étendue à tous les découverts.
Concrètement, cela signifie que que les banques devront s’assurer que les revenus du client lui permettent de rembourser les sommes avancées dans le cadre de son découvert. Pour ce faire, elles pourront notamment examiner ses revenus, ses charges – comme le loyer et les factures –, et consulter le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers. Si la situation financière du client est jugée trop fragile, le découvert pourra lui être refusé.
Le site du service public précise que « les autorisations de découvert mises en place avant l’entrée en vigueur de l’ordonnance (20 novembre 2026) ne seront pas affectées par les nouvelles dispositions ». Le site rappelle par ailleurs qu’une autorisation de découvert n’est « pas automatique » et qu’il n’existe « pas de droit au découvert bancaire ». Les banques n’ont aucune obligation d’accepter que les comptes de leurs clients soient débiteurs.
> Paiements en 3 ou 4 fois sans frais
Dès le 20 novembre, il y aura aussi du changement concernant les paiements en 3 ou 4 fois sans frais de moins de 90 jours, notamment proposés par Paypal, Alma ou encore Klarna. Ils seront considérés comme de petits crédits à la consommation et les commerçants et les prestataires seront tenus de présenter clairement les échéances, le montant total à payer et les conditions du financement. Enfin, les prêteurs devront s’appuyer sur des éléments permettant d’évaluer la solvabilité du client, comme des données bancaires ou des justificatifs de revenus.
> De nouvelles taxes sur les colis
Dès le 1er novembre, des « frais de traitement » de 2 euros s’appliqueront sur les colis importés dans l’Union européenne. Ils viennent s’ajouter à la taxe de 3 €, imposée depuis juillet sur les colis importés d’une valeur inférieure à 150 €. Ces nouveaux « frais de traitement de l’Union » s’appliqueront à tous les envois arrivant dans l’Union européenne en provenance d’un pays tiers, réalisés dans le cadre de « ventes à distance », quelle que soit la valeur des articles commandés. Tout comme cette taxe spécifique aux « petits colis », les frais de traitement sont exigibles pour chaque catégorie d’articles contenus dans un même paquet. Par exemple, pour un colis contenant 20 casquettes, les frais s’élèvent à 2 €. Pour un colis avec 3 casquettes, 4 t-shirts et 2 ceintures, les frais seront de 6 €.
> Le prix du gaz en hausse
En novembre, le prix repère de vente de gaz va augmenter de 6,6 %, ce qui représentera une hausse moyenne de 12 € sur les factures des ménages, indique le site du médiateur de l’énergie.
En novembre 2026, pour l’eau chaude et la cuisson, le prix moyen du kWh est de 0,14190 € TTC. Pour le chauffage, le prix moyen est à 0,11467 € TTC. L’abonnement, coûte, lui, en moyenne 152,46 € par an pour la cuisson et l’eau chaude et 360,79 € pour le chauffage.
> Revalorisation pensions de retraite
Les pensions de retraite complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco) vont être revalorisées de 1,4 % à compter du 1er novembre. L’an dernier, sur fond de suspension de la réforme des retraites, les partenaires sociaux n’avaient pas réussi à s’entendre, ce qui avait entraîné un gel des pensions.
> Interdiction des cheminées ouvertes dans la métropole lilloise
Dès le 1er novembre, il sera interdit d’utiliser une cheminée à foyer ouvert dans toute la métropole lilloise, indique la préfecture du Nord. Cette interdiction s’applique qu’il s’agisse « d’un chauffage principal » ou « d’un chauffage d’appoint ». Cela concerne donc les cheminées où la combustion du bois se fait à l’air libre : le feu n’est donc pas confiné, et aucune porte ou vitre ne permet de séparer le feu de la pièce.
Le but ? Protéger la santé des habitants de la métropole. La préfecture du Nord rappelle que « la quasi-totalité des émissions de particules fines dans l’air issues de l’habitat provient de la combustion de matières premières pour le chauffage, en particulier le bois (environ 60 % des émissions) et le charbon (environ un tiers des émissions) » et que l’exposition chronique à ces polluants « contribue au développement de maladies respiratoires (asthme, broncho-pneumopathie, cancer du poumon…) et cardio-vasculaires (hypertension, accidents vasculaires cérébraux…) ».
Selon elle, « en raison d’une mauvaise combustion du bois, les cheminées à foyer ouvert chauffent peu le logement et leurs fumées sont particulièrement polluantes ».
> Baisse des prix à la pompe
Début octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé que le gouvernement allait libérer 10 millions de barils de gazole issus des stocks nationaux, afin de faire baisser le prix du gazole d’entre « 12 et 18 centimes » par litre. Le décret fixant les conditions économiques de la libération de stocks stratégiques de gazole a été publié fin octobre au Journal officiel et prévoit une répercussion sur les consommateurs à compter du 1er novembre. Le gouvernement espère ainsi diminuer de 12 à 18 centimes par litre le prix du gazole, qui oscille depuis début octobre entre 2,3 et 2,4 euros en moyenne, selon les chiffres du gouvernement.
> Indemnités journalières et accidents du travail
Dès 1er novembre, il y aura du changement dans le calcul des indemnités journalières après un accident du travail ou une maladie professionnelle. Avec cette mesure, l’objectif du gouvernement est de « modifier la répartition de la prise en charge financière de ces arrêts, entre l’Assurance maladie et l’employeur, tout en leur maintenant un régime plus favorable par rapport aux arrêts pour maladie ordinaire », indique le site du service public.
Pour les arrêts qui surviendront à compter du 1er novembre, les salariés dont le salaire brut est supérieur à 1,8 fois le Smic auront une baisse de leurs Indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS). Cela entraînera « une hausse du complément de salaire à la charge de l’employeur, lorsqu’un maintien de salaire est applicable », précise encore le site du service public.
> Retour de la trêve hivernale
Dès le 1er novembre démarre la trêve hivernale et elle se poursuivra jusqu’au 31 mars. Pendant cette période, il est impossible d’expulser un locataire de son logement. Toutefois, la trêve hivernale ne s’applique pas dans certains cas : pour les squatteurs occupant des logements ou encore pour les personnes dont l’expulsion du domicile conjugal a été décrétée sur ordre du juge, indique le site du service public.