Eric, 65 ans, a bénéficié d'une suspension du prononcé devant le tribunal correctionnel de Liège après avoir violenté son ancienne compagne, le 10 février 2025 à Liège.

L'intéressé a été en couple pendant environ cinq ans avec une dame. Ils se sont séparés en 2024, mais Eric n'a pas voulu accepter cette séparation.

Il était toujours domicilié chez la victime, alors qu'il avait déménagé en juillet 2024. Il travaillait dans le restaurant de la dame. Lorsqu'il était sous l'effet de l'alcool, il lui arrivait de dormir chez son ex-compagne sur le canapé, car elle ne voulait pas qu'il prenne le volant dans cet état.

Le jour des faits, Eric avait commencé à boire de l'alcool dès 15 heures. Lors de la fermeture du restaurant, vers 20 heures, il s'est montré particulièrement violent envers son ancienne compagne.

Il lui a dit "on boit un dernier verre et puis on s'en va".

Celle-ci a refusé. "Là, il a voulu aller vers le comptoir et là je lui ai dit que ça suffisait", a poursuivi la victime.

Eric l'a alors poussée. Elle a repoussé. "Il a pris un verre qui était sur le comptoir, il l'a jeté dans le restaurant."

Son ancienne compagne lui a dit d'arrêter et a essayé de le mettre à la porte. Ce dernier lui a porté un coup de poing au visage puis l'a attrapée par la gorge !

Une incapacité de travail de 12 jours

"Je suis tombée et je l'ai mordu pour me défendre car j'avais peur et je voulais qu'il arrête", a-t-elle terminé.

Eric a attrapé la victime par les poignets et lui a porté un coup de pied.

Il a ensuite quitté les lieux. Suite à cette agression, la plaignante était porteuse d'ecchymoses au visage, de traces de strangulation au cou, de plaies au poignet et sur la main gauche, mais aussi de coups sur le tibia gauche avec ecchymose ainsi que sur la cheville droite.

Elle a subi une incapacité de travail de 12 jours.

"Le ton a monté, sans connaître vraiment la raison, nous avons commencé à élever la voix et à nous insulter", a indiqué Eric. "Je l'ai attrapée par les poignets et je l'ai collée au mur pour la calmer. Elle m'a mordu. Je l'ai alors lâchée et nous sommes tombés tous les deux au sol. Lorsqu'on s'est relevés, elle est revenue sur moi, je l'ai attrapée au niveau du cou, elle continuait à me donner des coups de pied et des coups de genoux. Je pense lui avoir mis une ou deux gifles. Elle est alors tombée au sol. J'ai quitté l'établissement."

Le tribunal a estimé les faits établis et a décidé d'accorder une mesure de clémence au prévenu.

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