"Il n'y aura pas une grosse inflation": malgré l'été caniculaire, Michel-Édouard Leclerc prédit des prix stables (il assure qu'il va rogner sur ses marges)

Publié aujourd'hui à 08h22

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Invité de TF1, Michel-Édouard Leclerc a assuré qu'il n'y aurait pas une inflation galopante dans ses magasins, malgré l'été difficile qu'ont connu éleveurs et agriculteurs. Le patron s'est également prononcé en faveur d'un chiffrage d'une TVA sociale, pour réduire les cotisations salariales.

Pour Michel-Édouard Leclerc, les Français ne devraient pas ressentir les effets des canicules et des sécheresses dans ses supermarchés. Le chef d'entreprise a assuré sur TF1 qu'il ne pressentait pas une lourde augmentation des prix, du moins pour les consommateurs.

"Il va y avoir un coût, tempère-t-il. On achètera plus cher et on prendra sur nos marges, on ne répercutera pas sur le consommateur. Je ne pense pas qu'il y aura une grosse inflation."

L'été dramatique pour certains agriculteurs, mais aussi pour les éleveurs, qui ont dû abattre des cheptels entiers, devrait effectivement réhausser le prix des produits. Mais Leclerc, comme beaucoup d'autres distributeurs est "beaucoup sous contrat" avec ses producteurs et continuera à se fournir en France.

Des ruptures mais pas de pénuries

Avec une production en berne, le risque de pénurie pourrait-il être réel? Pas selon Michel-Édouard Leclerc, qui assume des "ruptures" chez certains produits mais pronostique qu'il n'y "aura pas de pénuries". Il y aura en revanche un peu plus de "fruits moches", qui peuvent "être un frein", même si les Français semblent prêts à les consommer.

Pas de crainte non plus sur les prix des carburants, malgré le nouvel embrasement au Moyen-Orient. Ils ne repartiront pas pour autant à la baisse, alors que le patron assure qu'il "ne peut pas faire moins cher", clamant qu'il était "taxé à 60%".

Sur la question des taxes, il est d'ailleurs revenu sur la proposition de TVA sociale émise par ses concurrents. Celle-ci aurait pour but de réduire les cotisations patronales pour augmenter les salaires des employés.

"La TVA sur les services, qui n'impacte pas les besoins des ménages, mérite d’être chiffrée pour qu’on regarde comment transférer les charges sociales sur le numérique, la robotique, les produits importés, clame-t-il. On est en train de payer pour les robots, je trouve ça dingue que le salarié paie sa cotisation sociale mais pas le robot qui le remplace."

L'auteur de Les grands enjeux de l’économie dans notre quotidien partage ainsi l'avis de Dominique Schelcher. son concurrent à la tête de U, qui plaide pour une TVA sociale pour réhausser les salaires. Il se montre toutefois un poil plus prudent, réclamant un chiffrage précis, "ne serait-ce que pour pouvoir dire non". Et assure que "c'est compliqué d'augmenter les salaires" mais que "décharger la cotisation salariale sur quatre ou cinq ans" permettrait "20% d'augmentation de salaire".

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