Il s’est imposé comme l’une des figures montantes de la pizza artisanale : ce pizzaïolo va ouvrir un deuxième restaurant près de Nice
Benjamin Dilmi n’est pas né devant un four à pizza, il y est venu par l’apprentissage, guidé par un formateur qui lui a communiqué le goût du métier : « On m’a transmis un savoir-faire et l’envie de bien faire les choses. »
En 2022, il se lance et ouvre Benji’s pizza à Saint-André-de-la-Roche, aux portes de Nice. En quelques années, ce pizzaïolo de 33 ans s’est imposé comme une des figures montantes de la pizza artisanale.
Sa marque de fabrique : une pizza napolitaine, une pâte à longue fermentation, des produits frais et une quête constante de régularité.
Chez lui, la pizza n’est pas un produit de restauration rapide : c’est un artisanat, presque une discipline.
« Une bonne pizza, ce n’est pas un effet de mode, c’est de la rigueur. Tout se joue dans la pâte et dans la régularité », résume Benjamin.
Une consécration nationale
Trois mois seulement après l’ouverture, il décroche une qualification en finale du championnat de France de pizza.
Depuis, il s’est perfectionné jusqu’à s’imposer sur la scène nationale en remportant la coupe de France (catégorie classique) lors du Trophée de la Méditerranée, organisé par la Fédération des pizzaïolos de France.
Sa création, « Essence gambero », crème d’asperges vertes, crevettes gambero et zestes de yuzu, a conquis le jury.
Ce qui frappe chez lui, c’est ce mélange de sobriété et d’ambition : pas de discours tapageur, mais une volonté de faire toujours mieux, sans trahir l’esprit du produit.
Sa pizza signature, « la Saint-Andréenne », en dit long sur son approche, à la fois très ancrée localement et finement pensée.
« J’essaie de faire toujours mieux, mais sans jamais trahir le produit », insiste-t-il.
Un nouveau projet
Dans un secteur où l’image prend parfois le pas sur le goût, Benjamin Dilmi suit le chemin inverse. Il bâtit sa réputation par le geste, la créativité et le travail.
Cette dynamique ne devrait pas s’arrêter là. Dans les prochains mois, Benjamin prévoit d’ouvrir une nouvelle adresse à Borghéas, sur la commune de Peillon : un restaurant-pizzeria dans lequel on retrouvera ses créations mais aussi des spécialités niçoises.
Une nouvelle étape pour cet artisan pour qui la reconnaissance n’est pas un aboutissement, mais la conséquence logique d’une passion devenue métier.