Sans domicile fixe, Alexandre n'a jamais reçu la citation à comparaître devant la justice carolo et n'a pas eu l'occasion de se défendre sur les faits reprochés. Deux scènes de violence conjugale en deux jours étaient reprochées au prévenu, ainsi qu'un viol et une rébellion sur deux policiers. Pour ces différents faits, Alexandre fut condamné par défaut à cinq ans de prison ferme…

Il obtient un sursis simple après avoir arraché la chaîne en or d'une septuagénaire qui sortait au Palais des Beaux-Arts de Charleroi

Il a confondu les policiers victimes de la rébellion

Après avoir formé opposition contre ce lourd jugement, l'actuel détenu est rejugé pour le dossier. Aucune des scènes reprochées à Alexandre n'est contestée. Les 15 et 16 avril 2024, à Goutroux, Alexandre a tiré les cheveux de sa compagne et empoigné cette dernière assez violemment à l'épaule, lui laissant au passage un hématome. À chaque fois, l'opposant se trouvait sous l'influence de la boisson. "J'ai perdu le contrôle de moi-même. J'avais bu des litres de bière. Je ne me souviens pas de tout", avoue Alexandre.

À la suite de la seconde scène de violence conjugale, les forces de l'ordre sont intervenues. Alexandre s'est alors rebellé face aux deux agents. Le tout à la suite d'une grossière erreur de l'homme interpellé. "Il a eu une échauffourée qu'il estime injuste, quelques années auparavant, et a été blessé à ce moment-là. Quand il a vu les deux policiers, il les a confondus avec les policiers impliqués dans la rixe. Il a alors insulté, menacé et tenté de porter un coup de poing aux agents. Il s'en excuse", précise l'avocat de l'opposant.

Un sursis probatoire plaidé

La dernière prévention, la "plus grave", à savoir le viol, n'est pas contestée par Alexandre. Même si ce dernier n'en garde non plus aucun souvenir. Une vidéo dans le dossier prouve toutefois l'absence de consentement de la victime, en pleurs et qui a demandé à son agresseur de s'arrêter, en vain. Compte tenu du casier judiciaire vierge d'Alexandre, son avocat plaide un sursis probatoire pour aider son client à mettre un terme à sa dépendance à l'alcool, mais aussi à l'aider à canaliser sa violence.

Il "visite" les locaux du parquet police au sein du palais de justice de Charleroi, à deux reprises en quelques jours

Mesure de faveur à laquelle ne semble pas s'opposer le parquet, tout en demandant une peine de prison de minimum trois ans. Jugement la semaine prochaine.

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