l'essentiel Un jeune homme Marseillais de 17 ans a été pris en charge par les urgences à la fin du week-end, après avoir consommé une "quantité importante" de protoxyde d'azote. Sorti des urgences lundi, il a été retrouvé à son domicile le lendemain, en arrêt cardio-respiratoire. 

Un jeune homme de 17 ans a été retrouvé en arrêt cardio-respiratoire à son domicile de la Castellane, à Marseille, mardi 11 août, rapporte BFM. Malgré les nombreuses tentatives de réanimation des marins-pompiers, il n'a pas pu être sauvé. Il avait été admis aux urgences à la fin du week-end après avoir fait la fête et consommé une "quantité importante de protoxyde d'azote".

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L'adolescent est décédé 24 heures après sa sortie de l'hôpital, une fois rentré chez lui, alors qu'il "semblait aller bien". "Une enquête a été ouverte pour recherche des causes de la mort, avec demande d’autopsie, toxico et anapath pour établir si le décès pourrait être en lien avec une consommation antérieure de protoxyde d’azote", a indiqué le parquet.

Des conséquences sévères sur la santé

La consommation de protoxyde d'azote en guise de drogue euphorisante peut avoir des conséquences sévères sur le système nerveux et cardiovasculaire, voire entraîner une dépendance. À Marseille, "nous ne pouvons pas quantifier précisément ce phénomène, car il n’est pas détectable lors de contrôles de consommation d’alcool ou de stupéfiants. Pour autant, nous constatons une recrudescence, notamment à travers l’importante présence de bonbonnes retrouvées sur la voie publique ou dans des véhicules accidentés", a souligné la préfecture de police des Bouches-du-Rhône auprès de BFM. 

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Dans le département, un arrêté préfectoral interdit datant de novembre 2025 interdit la détention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote à des fins récréatives. La vente ou l'offre de protoxyde d'azote dans un débit de boissons ou de tabac est par ailleurs prohibée et punie de 3 750 euros d'amende. "De ce fait, la préfète de police déléguée demande lors de chaque contrôle effectué dans les commerces type épiceries, de vérifier la présence potentielle de protoxyde d’azote. Cumulée à une autre infraction, elle exige alors une fermeture administrative sur le fondement de la loi narcotrafic", a précisé la préfecture de police. 

En juillet, le parlement a définitivement adopté le projet de loi Ripost, dont l'entrée en vigueur est prévue au 1er février 2027, et qui prévoit notamment l'interdiction générale de la vente de protoxyde aux particuliers.