Ils bravent l’interdiction de rassemblement : 1 500 personnes rassemblées pour une free-party, au grand dam des agriculteurs et des autorités
1 500 personnes ont convergé dans la nuit de vendredi 31 juillet à samedi 1er août vers Aubigny, dans les Deux-Sèvres, pour une free-party. La situation indigne les agriculteurs, inquiets face au risque incendie. Les autorités locales tentent de calmer le jeu, tandis que les participants ont été sommés de partir dimanche.
Un rave-party rassemble environ 1 500 personnes ce samedi 1er août à Aubigny, dans les Deux-Sèvres. Il s’agirait de jeunes âgés de 20 à 30 ans, réunis sur une parcelle agricole située à proximité d’un bois en pleine campagne. "Certains viennent même d’Italie et d’Espagne", a fait savoir la mairie à La Nouvelle République.
La préfecture avait pourtant interdit vendredi "tout rassemblement festif à caractère musical – free-party, rave-party et teknival – autres que ceux légalement déclarés ou autorisés", rappelle l’AFP, mentionnant le risque incendie et l’absence d’une partie des pompiers et gendarmes du coin. D’après la préfecture, ils sont "mobilisés sur les incendies, notamment ceux de Gironde".
Des bénévoles interrogées par Le Courrier de l’Ouest ont toutefois déclaré avoir "des extincteurs tous les 50 mètres", affirmation confirmée par le correspondant de l’AFP présent sur place. "Nous avons une équipe de maraude incendie, formée, qui circule pour éviter les barbecues, pour surveiller les groupes électrogènes", a aussi indiqué un jeune bénévole.
Levée de camp dimanche 8 heures
Les gendarmes ont mis en place un dispositif de sécurité au sol et dans les airs afin de surveiller l’événement, qui a débuté dans la nuit de vendredi à samedi. Sur place, les gendarmes mobilisés ont surtout tenté de calmer les agriculteurs en colère. Ces derniers réclament le départ des fêtards dimanche matin.
C’est le cas de Jérôme et Félicien Rochard, des éleveurs qui se sont indignés auprès du Courrier de l’Ouest : "Nous allons avoir une cinquantaine d’agriculteurs en plus. Avec des tonnes à lisier. Il va y avoir du monde. Nous voulons qu’ils partent le plus vite possible".
Comme le rapportent toutefois nos confrères, des drogues circulent : kétamine, LSD, cocaïne. Si "des gens (ont été) formés pour gérer cela", la situation pose souci : "Nous ne pourrons pas laisser partir des teufeurs sous l’empire de drogues demain matin à 8 heures", ont soulevé deux bénévoles au Courrier de l’Ouest. D’après La Nouvelle République, l’événement devait initialement durer jusqu’à lundi midi.