France 03/08/2026 06:25 Actualisé le 03/08/2026 06:52

Des milliers de personnes, touristes et habitants, avaient été évacuées à cause du feu qui a brûlé 42 000 hectares.

Vue aérienne du Porge le 25 juillet 2026.

FLORIAN PLAUCHEUR / AFP

Vue aérienne du Porge le 25 juillet 2026.

Un soulagement. Grâce à une nette amélioration sur le terrain, en Gironde, dans le village dévasté du Porge, commune la plus touchée par le mégafeu, la préfecture a autorisé dans la soirée le retour, à partir de ce lundi 3 août à 14 h 00, des milliers de personnes évacuées. Ils avaient dû partir le 24 juillet.

Cette mesure concerne également la commune de Lège-Cap-Ferret, y compris la très touristique presqu’île à 19 h 00, à l’exception des campings, ainsi que deux quartiers du Porge (Le Ferron et Plein Soleil) où des opérations de déminage sont en cours. Dans les deux communes, environ 200 maisons ont brûlé.

Avec cette nouvelle mesure de retour à domicile, la quasi-totalité des 224 000 résidents et touristes délogés à titre préventif dans 23 communes depuis le déclenchement de l’incendie, le 22 juillet, auront ainsi pu rejoindre leurs habitations ou lieux de séjour.

En Gironde, où le mégafeu a dévoré 42 000 hectares en l’espace de onze jours, la situation était « stable » dimanche matin, selon la préfecture. Si ce mégafeu, fixé depuis samedi, « n’évolue plus », il n’est toutefois pas « éteint ». Et « des reprises de feu à la marge dans les foyers encore actifs » ont eu lieu durant la nuit de samedi à dimanche, selon les pompiers.

Le travail d’extinction pourrait durer « jusqu’aux pluies de l’hiver » et le feu pourrait couver pendant « plusieurs mois » en sous-sol sec et tourbeux, selon les pompiers. Ce fut le cas du feu déclaré en 2022 dans le département, resté chaud pendant deux ans et « encore sous surveillance ».

Incendies dans le Var et près de Carcassonne

Dans le même temps, les pompiers continuaient dimanche soir de batailler pour contenir les reprises de feu dans le Var et en Gironde, où les flammes n’ont presque pas gagné de terrain, ainsi que près de Carcassonne dans l’Aude, où un incendie déclaré dans l’après-midi est désormais « fixé ».

Dans le Var, le sinistre qui s’est déclaré vendredi n’est « pas encore fixé et ce n’est pas à l’ordre du jour, tant qu’on aura des points chauds », a prévenu le patron des pompiers du département, Eric Grohin, dimanche après-midi. Quant à son extinction, elle constituera « un travail de longue haleine qui va durer plusieurs jours », a-t-il averti.

Parmi les points de vigilance figurent le vent changeant, les températures qui dépassent parfois dans le département les 36 °C et le taux d’humidité avoisinant les 15-25%, a souligné le commandant des opérations de secours, le lieutenant-colonel Christophe Pasquini, lors d’un point presse plus tôt.

Une dizaine de maisons brûlées à Correns

Ce brasier, qui avait parcouru environ 1 850 hectares dimanche soir - contre 1 800 le matin - s’est déclenché au sud d’un autre important incendie, fixé il y a quatre jours près du massif du Gros Bessillon.

En raison de « l’évaluation favorable du feu », les mesures d’évacuation et de confinement préventifs ont été levées dimanche, a précisé le préfet du Var, Simon Babre, en début de soirée. Au total, 70 maisons ont été touchées, dont 41 entièrement détruites, selon un bilan des autorités.

Dans le village de carte postale de Correns, plus d’une dizaine de maisons ont été brûlées, selon la mairie. « Le feu s’est déplacé à une rapidité épouvantable. On voyait les flammes à tous les bouts de rue, c’était très anxiogène », a relaté la maire Nicole Rullan.

Dans l’Aude, un véhicule en feu sur l’autoroute A61 près de Carcassonne a déclenché un feu de végétation qui a parcouru une centaine d’hectares dimanche, avant d’être finalement « fixé » peu après 21 h 00, a indiqué un porte-parole du Service départemental d’incendie et de secours de l’Aude (Sdis 31).

36 départements sont en risque « élevé » de feux de forêt ce lundi.