En déplacement auprès des sinistrés et des acteurs du terrain au lendemain du départ d’incendie de Pontevès, la sénatrice LR du Var appelle à une remise à plat des règles de débroussaillement et à une refonte de la gestion des espaces naturels.

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M.Z

Michaël Zoltobroda

Créé le 23 juillet 2026 • 12:53

Mis à jour le 23 juillet 2026 • 12:53


La sénatrice LR Françoise Dumont, devant la carte de l’incendie de Pontevès.
La sénatrice LR Françoise Dumont, devant la carte de l’incendie de Pontevès.

« Il va falloir en tirer des leçons », lâche Françoise Dumont ce jeudi matin, alors que le feu de Pontevès n’est toujours « pas fixé ». Comme plusieurs élus varois concernés par l’incendie, la sénatrice LR s’est rendue la veille au poste de commandement pour suivre l’évolution du sinistre. Elle a ensuite rencontré le maire de Cotignac Jean-Pierre Véran pour évoquer la situation, avant de rejoindre le centre d’hébergement de Carcès, où elle a échangé avec les personnes évacuées. « J’y ai vu une solidarité magnifique », souligne la parlementaire, en campagne pour sa réélection.

Françoise Dumont était également là pour voir « ce qu’on peut améliorer » avec ceux qui sont sur le terrain, comme le maire des Arcs-sur-Argens, Marcel Florent, confronté à un autre feu ce dimanche : « Des personnes comme cet ancien pompier nourriront forcément ma réflexion ». « On va devoir travailler beaucoup plus la prévention de tels sinistres pour éviter une propagation vorace, souligne celle qui a été présidente du conseil d’administration du Sdis 83 (de 2015 à 2020). Ici, le feu était tellement violent que même l’effet blast des Canadair ne suffisait pas. Le feu leur tirait la langue après leur passage... »

Les gendarmes sont sur place dans le secteur de Pontevès afin d’enquêter sur l’origine de l’incendie qui a parcouru près de 2 500 hectares depuis mardi midi.

Elle pointe notamment le manque d’efficacité des obligations de débroussaillement (OLD), qui ne sont « pas toujours respectées » malgré les amendes à la clé. « En plus de couper l’herbe autour de sa maison, on pourrait également élaguer un peu plus les arbres, ajoute-t-elle. Et que dire du tas de bois collé à sa maison ? »

Pastoralisme et coupures agricoles

Parmi ses autres pistes de réflexion, le soutien du pastoralisme. Ce mode d’élevage extensif étant confronté à l’expansion des loups, dont le classement d’espèce « strictement protégée » à « protégée » ne semble pas de nature à véritablement rassurer les bergers, comme l’indique un récent rapport d’une mission d’information diligentée par la Commission des affaires économiques du Sénat sur « l’avenir du pastoralisme ». « L’écologie autoritaire et sans concession qui refuse de gêner le milieu vivant, il faut qu’on revienne dessus », ajoute Françoise Dumont, déplorant « les règles imposées par l’ONF et la DTTM qui empêchent le pastoralisme ».

« Pour rendre nos massifs plus forts », la sénatrice souhaite aujourd’hui davantage de coupures agricoles, comme des parcelles de vigne. Elle plaide tout autant pour avoir des pistes de défense des forêts contre les incendies (DFCI) « plus propres et plus larges ».

« Il faut remettre à plat les obligations de débroussaillement et légiférer pour aller plus loin dans la préparation de nos espaces naturels, insiste Françoise Dumont. On peut envoyer deux cents Canadair, ça ne suffira pas. Tenons vraiment compte des changements climatiques pour mieux faire face à des catastrophes comme celle-ci ».


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