Ce que l’on sait des deux miraculés retrouvés vivants au Népal
20 Minutes avec AFP
Publié le 04/09/2026 à 14h04 • Mis à jour le 04/09/2026 à 14h04
L'essentiel
- Deux ouvriers qui étaient coincés dans un tunnel au Népal ont été secourus vivants dix jours après la crue.
- Plus de 1.300 personnes ont trouvé la mort et plus de 5.000 sont toujours portées disparues après la catastrophe.
- Les secours continuent de s’activer pour tenter de retrouver des survivants au milieu de l’épaisse boue noire.
Quelques larmes de joie au milieu d’un océan de tristesse. Dix jours après la crue catastrophique qui a défiguré plusieurs vallées à la frontière du Népal et de la Chine, deux ouvriers ont été extraits vivants d’un tunnel où ils étaient prisonniers depuis le 26 août. Un véritable miracle qui nourrit l’espoir de retrouver d’autres survivants dans ces tunnels où l’eau, la boue et la glace se sont engouffrées. Comment les deux hommes ont-ils été secourus ? Qui sont-ils ? Quels sont les espoirs de retrouver d’autres rescapés ? 20 Minutes fait le point.
Qui sont les deux hommes secourus ?
L’un s’appelle Sanjay Sah et est âgé de 30 ans. L’autre se prénomme Kabir Maharjan et est âgé de 45 ans. Ces deux ouvriers sont de véritables miraculés. Ce vendredi, les deux hommes ont été extraits vivants du tunnel du chantier du barrage de Trishuli-3 dans lequel une centaine de personnes seraient bloquées depuis le 26 août. « C’est un miracle ! Je suis si contente », a déclaré une belle-sœur de Kabir Maharjanà la sortie de l’hôpital de Katmandou, où il avait été transféré. « Lorsque j’ai appris sur les réseaux sociaux qu’il était toujours vivant, j’ai eu du mal à y croire ».
L’un des deux survivants a été extrait sur une civière portée par une nuée d’hommes casqués. Conscient, il a joint ses mains en signe de prière. L’autre miraculé, le visage et le corps noircis de boue, a été remis sur ses pieds sous les acclamations par ses sauveteurs, à qui il a adressé un petit signe de la main. « Nous étions au moins 40 ou 45 dans le tunnel. Je ne pouvais pas m’enfuir seul. Je leur ai dit à tous de courir. Je n’ai pas eu le temps de sortir », a raconté Sanjay Sah.
Comment ont-ils été repérés ?
D’après un spécialiste des secours en profondeur, un premier contact avec des survivants a été établi ce matin aux abords du tunnel. L’un des deux ouvriers aurait lancé un bref « hunchha », qui veut dire « oui ou O.K. » alors que les secouristes approchaient d’eux. Les deux hommes étaient bloqués dans un tunnel.
Quel espoir de retrouver d’autres survivants ?
Le dernier bilan de la crue, toujours provisoire, est catastrophique. Au moins 1.308 personnes ont péri au Népal et en Chine. Et plus de 5.500 sont toujours portées disparues, dont des centaines de ressortissants étrangers. Des dizaines de sauveteurs népalais mais aussi indiens, chinois ou coréens s’activent toujours pour retrouver des survivants dans les tunnels de centrales hydroélectriques ou de barrages en chantier. Près d’un millier d’employés ou ouvriers des sites hydroélectriques en service ou en construction sont toujours portés manquants ce vendredi.
Le ministre de l’Energie, Biraj Bhakta Shrestha, a affirmé que les opérations de secours allaient continuer. « Poursuivons tous nos efforts et nos prières, nous n’avons pas perdu espoir », a-t-il lancé sur les réseaux sociaux. Mais les zones sinistrées sont encore très nombreuses et restent coupées du monde. De nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches disparus.