Sur les traces des champignons… au sommet d'un ancien terril de charbonnage. L'idée a de quoi surprendre. C'est pourtant l'expérience insolite que propose le Grand-Hornu ce dimanche 26 juillet, à l'occasion d'une journée familiale organisée autour du terril n°9. Une manière originale de redécouvrir un vestige emblématique de l'histoire industrielle du Borinage sous un angle résolument naturel.

Longtemps symbole de l'exploitation minière, ce mont artificiel de schistes et de résidus de charbon est aujourd'hui devenu un véritable refuge pour la biodiversité. Au fil des décennies, la végétation y a repris ses droits, transformant cet héritage du passé charbonnier en forêt semi-sauvage où cohabitent plantes, insectes, oiseaux… et une étonnante diversité de champignons.

Accompagnés de Davide Cascino, guide nature breveté, les participants partiront à la découverte de cet écosystème méconnu. L'objectif ne sera pas seulement d'identifier quelques espèces, mais aussi de comprendre les liens invisibles qui unissent les différents êtres vivants et permettent à cet environnement de prospérer.

"Terrils en vue" proposera un festival itinérant entre arts de la rue et paysages du Borinage

La journée débutera à 10 h par un accueil café, avant une visite de l'exposition "Memo. Souvenirs du futur" au Centre d'Innovation et de Design (CID). Une présentation consacrée à l'histoire des terrils permettra ensuite de mieux comprendre comment ces montagnes artificielles sont nées de l'exploitation du charbon.

L'après-midi sera consacré à l'exploration du terril Sainte-Désirée, plus connu sous le nom de terril n°9. Situé à quelques centaines de mètres du Grand-Hornu, il a échappé à la disparition grâce à la volonté de préserver ce témoin du passé minier. Destiné à l'origine à être arasé, il a finalement été conservé puis aménagé pour la promenade, offrant aujourd'hui un remarquable point de vue sur la région.

Ce contraste entre patrimoine industriel et nature constitue tout l'intérêt de cette sortie. Là où circulaient jadis les wagonnets chargés de schistes, les promeneurs observeront désormais les champignons, les plantes pionnières et les espèces qui ont peu à peu reconquis les lieux.

L'activité est accessible aux enfants à partir de 5 ans, accompagnés d'un adulte. Le tarif est fixé à 15 euros pour les adultes et 10 euros pour les enfants. Tout le matériel est fourni, mais une tenue pouvant être salie est conseillée. Les inscriptions, sur le site du Grand-Hornu, sont obligatoires.