Interdiction de manifester en France aux abords des lycées fermés vendredi
Tous les préfets ont pris jeudi soir des arrêtés d’interdiction de manifester vendredi aux abords des lycées fermés ce jour-là, en réponse à un mouvement de blocage des établissements émaillé de violences, a appris l’AFP auprès du ministère de l’Intérieur.
Kevin Dupont
Source: Belga
2 octobre 2026, 07:25
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Né autour du manque de moyens, des difficultés de remplacement des enseignants et de la dégradation des conditions d’apprentissage, le mouvement de blocage des lycéens et des étudiants s’est enflammé jeudi dans plusieurs grandes villes de France. Près de 2.000 personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur, lors de l’acte II de ce mouvement de la jeunesse, qui réclame davantage de moyens pour l’Éducation nationale.
Le ministre Laurent Nuñez, qui a réuni jeudi soir les préfets, directeurs de la police et de la gendarmerie et responsables des services de renseignement, a dénoncé “une aggravation de la situation qui n’a plus rien de l’expression légitime de revendications lycéennes, mais présente désormais toutes les caractéristiques d’une situation de violences urbaines”. Vendredi, de nombreux lycées ont déjà prévu d’assurer les cours à distance, notamment à Marseille, et une interdiction de manifester autour des lycées bloqués sera édictée.
Un appel à poursuivre les actions
Au total jeudi, “1.027 établissements”, sur environ 3.700 lycées en France, “ont été concernés par le mouvement lycéen, dont 222 blocages”, selon le ministère de l’Intérieur. Les étudiants ont rejoint le mouvement, avec une trentaine de campus bloqués. Les organisations appellent à une poursuite des actions, avant une grande manifestation mardi.
À sept mois de la présidentielle, dans un climat social et politique électrique, cette mobilisation est plus que sensible. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a accusé le parti La France insoumise “et ses proxys de l’ultra-gauche” d’avoir organisé cette “manœuvre”. Suite à ces accusations, le coordinateur de LFI Manuel Bompard a reproché à Matignon de “sombrer dans le complotisme”.