Israël « rejette » le plan américain pour Gaza, Infantino dans la tourmente, nouvelle vague de canicule… Cinq infos à retenir du week-end
Un camp de fortune de déplacés palestiniens, à Khan Younès, dans la bande de Gaza, le 5 août 2026. ABED RAHIM KHATIB / ANADOLU VIA AFP
Rejet israélien du plan américain pour Gaza, négociations sur le détroit d’Ormuz qui patinent, Gianni Infantino dans la tourmente, retour de la canicule… Vous avez décroché de l’actualité ce week-end ? Voici les cinq informations à retenir de ce samedi 8 août et dimanche 9 août.
• Israël « rejette » le plan américain pour Gaza, accepté par le Hamas
Benyamin Netanyahou a annoncé ce dimanche 9 août qu’Israël « rejette » la dernière feuille de route américaine, acceptée par le Hamas et censée lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza. Le Premier ministre israélien a conditionné tout retrait de ses troupes à un « véritable » désarmement du Hamas. Le Premier ministre israélien, qui avait fait part de ses réticences sur ce texte ces derniers jours, a explicitement annoncé son rejet alors qu’il est confronté à une forte contestation de ses alliés d’extrême droite, à quelques mois de délicates législatives.
Le Hamas a dans la foulée appelé les Américains à faire pression sur Benyamin Netanyahou et son gouvernement, « afin qu’ils respectent la feuille de route et n’entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale », a indiqué un de ses responsables à l’AFP. Le mouvement islamiste palestinien a accepté ce plan, qui, dans sa version publiée par le « Conseil de paix » voulu par Donald Trump lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes. Benyamin Netanyahou a, au contraire, insisté sur la nécessité pour le Hamas de renoncer à toutes ses armes, avant tout retrait israélien : « Nous parlons d’un véritable désarmement, pas d’un désarmement fictif. »
• L’Iran exige que les Etats-Unis acceptent « toutes » ses conditions avant de rouvrir Ormuz
Les négociations patinent également entre les Etats-Unis et l’Iran, le détroit d’Ormuz étant toujours le théâtre d’affrontements. Les Gardiens de la Révolution ont martelé ce dimanche que le fameux détroit, enjeu majeur de la guerre au Moyen-Orient, restera verrouillé tant que Washington n’acceptera pas « toutes » les conditions posées par Téhéran. Eloignant l’espoir d’un règlement rapide du conflit…
Loin devant le nucléaire et les missiles iraniens mis en avant fin février pour justifier l’offensive américano-israélienne, la réouverture de ce passage vital pour le commerce mondial des hydrocarbures est désormais la priorité n°1 de Donald Trump. Ces derniers jours encore, il n’a cessé de promettre que les négociations allaient bon train et que le déblocage était imminent.
Mais les conditions drastiques listées par Téhéran augurent au contraire d’un long bras de fer : les Etats-Unis doivent « mettre fin définitivement à la guerre et à l’agression » contre l’Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever le blocus imposé aux ports iraniens, « indemniser intégralement l’Iran pour les dommages causés » par les hostilités lever les sanctions contre l’économie iranienne, et débloquer « sans condition » les avoirs iraniens gelés.
Un pétrolier de la compagnie nationale émiratie Adnoc a été visé samedi par un missile dans le détroit, sans faire de victimes, a annoncé Abou Dhabi, imputant l’attaque à l’Iran. Adnoc avait affirmé vendredi que 15 de ses bateaux avaient été pris pour cible dans le détroit depuis le début de la guerre fin février, dont trois sur cette seule semaine.
• Gianni Infantino mis en cause pour un cas de favoritisme présumé à l’UEFA
Gianni Infantino dans la tourmente. Le président de la Fifa, fortement contesté depuis la révélation de son projet d’ouverture à des investissements privés fin juillet, est accusé de favoritisme, du temps où il était à l’UEFA.
Selon un article du « Telegraph », l’Italo-Suisse, secrétaire général de la confédération européenne de 2009 à 2016, a usé de son pouvoir pour assurer la promotion d’une employée de l’UEFA avec laquelle il entretenait une relation intime. Cité par le « Telegraph », un porte-parole de la Fifa a, lui, affirmé que Gianni Infantino réfutait « fermement ces allégations », « catégoriquement fausses ». « Toute insinuation de conduite inappropriée ou de violation de statuts ou de règlements est diffamatoire », a assuré la Fifa.
Gianni Infantino, candidat à sa succession en mars prochain, est embourbé dans une crise depuis la divulgation fin juillet de son projet controversé, et finalement abandonné, d’ouverture de la Fifa à des investisseurs privés.
• Une cinquième vague de canicule arrive
Treize départements ont été placés en vigilance orange canicule ce dimanche. Neuf autres les rejoindront à partir de lundi midi, a indiqué Météo France. Ce dimanche, à 15 heures, Météo France a relevé 34,9 °C à Figari (Corse-du-Sud), 35,1 °C à Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), 36 °C à Orange (Vaucluse) et 36,8 °C au Luc (Var).
Les précédents épisodes de canicule, couplés à un manque d’eau chronique dû à la sécheresse, ont des conséquences catastrophiques pour l’agriculture française.
Le président de la FNSEA, syndicat agricole dominant, a estimé samedi qu’il faudrait un « choc de réactivité » pour aider les agriculteurs qui font face à une « catastrophe » inédite, entre canicules, sécheresse et incendies d’un montant de plusieurs « milliards d’euros ».
« Nous vivons une catastrophe climatique d’une ampleur que nous n’avons jamais vue en agriculture sur une telle durée, nous avons besoin d’une réponse gouvernementale inédite (…) s’il existe un certain nombre d’assurances, on sait parfaitement qu’elles ne pourront pas prendre en compte un tel niveau de sinistralité », a prévenu Arnaud Rousseau, comparant la sécheresse actuelle à celle de 1976.
• Crise diplomatique entre l’Espagne et l’Italie
L’Espagne a commencé ce samedi à effectuer des contrôles temporaires aux frontières, à ses ports et aéroports, pour les voyageurs en provenance d’Italie, une mesure de rétorsion après des mesures similaires imposées par Rome en lien avec l’afflux de migrants à Ceuta.
Ces contrôles sur les liaisons aériennes et maritimes, entrés en vigueur samedi à partir de minuit jusqu’au 7 septembre, sont effectués « de manière aléatoire », en se concentrant particulièrement « sur les passagers qui sont ressortissants de pays tiers, afin de vérifier le respect des exigences prévues par le Code frontières Schengen », a précisé samedi le ministère de l’Intérieur. Lors des vols contrôlés, qui ne concernent ni tous les vols ni tous les passagers, les agents effectuent les vérifications à la sortie de la passerelle menant hors de l’avion, sans perturber le flux des passagers, a-t-il ajouté.
Cette rare brouille entre deux alliés de l’UE et de l’Otan intervient après que 72 000 migrants ont franchi la frontière depuis le Maroc vers le territoire espagnol de Ceuta, en Afrique du Nord, la semaine dernière, lors d’un mouvement d’une ampleur sans précédent. Mais, alors qu’au moins 70 000 migrants sont, selon Madrid, retournés au Maroc, le gouvernement italien a assuré n’avoir « en aucun cas l’intention de revenir sur la décision de suspendre l’application de l’accord de Schengen aux ressortissants de pays tiers en provenance d’Espagne, au moins jusqu’au 15 août ».
Par Service Actu (avec AFP)