« J'ai sans doute le plus petit pénis au monde » : comme Enrique Iglesias, faut-il assumer quand on en a un minuscule ?

Enrique Iglesias en concert à Sydney en 2011.

Enrique Iglesias en concert à Sydney en 2011.

© 2011 Don Arnold / WireImage

LE POINT GEAIS - Le chanteur espagnol s’est presque vanté d’en avoir une toute petite, alors que la taille reste, pour la plupart des hommes, un tabou. Syndrome du vestiaire, pénoplastie, plaisir sexuel… Anonymes et experts nous éclairent.

Vous saurez tout sur le zizi d’Enrique ! Sans détour, le chanteur espagnol qualifie le sien de riquiqui. « J'ai sans doute le plus petit pénis au monde », a déclaré Enrique Iglesias à plusieurs reprises. Sans jamais rougir de honte ! Il s’était même associé à une marque de préservatifs extra-small, avançant qu’il avait « toujours eu du mal à trouver sa taille ». 

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Drôle d’aveu pour ce latin lover qui parle mieux que quiconque d’amour et fait fantasmer les foules. Ou est-ce justement parce qu’il a une trompe cachée dans le caleçon qu’il a osé la blague ? Habituellement, les minuscules zizis se font encore plus petits qu’ils ne le sont… Pas du genre à se le ramener quand la conversation dérape sur le sujet. Ou alors pour faire croire qu’ils en ont une plus grosse que la moyenne. À d’autres ! 

« Ça reste tout de même le plus grand des tabous pour un mec », confie Guillaume*, Parisien de 35 ans, judoka qui a toujours comparé son engin à celui de ses copains sous les douches. Il n’en a pourtant pas une ridicule. Mais n’est-on pas toujours le petit zizi de quelqu’un ? 

Et si toute la vie d’un homme se jouait à la taille de son phallus ? 

On appelle ça le syndrome du vestiaire. Et selon le docteur Sylvie Abraham, chirurgien esthétique et spécialiste reconnue de la chirurgie intime, il touche des profils nombreux et variés, toutes catégories socio-professionnelles, même si certains métiers semblent plus concernés. Comme les policiers ou encore les pompiers, parfois obligés de sortir leur lance à incendie devant les collègues. Ou plus étonnant : les informaticiens, qui, en plus de se comparer entre condisciples, veulent absolument se rapprocher des courbes statistiques. 

Quelles sont-elles d’ailleurs ? En croisant des sondages et analyses plus ou moins scientifiques, on relève qu’une verge au repos – quand la température extérieure est douce, faut-il le préciser – est d’environ 9 centimètres, tandis qu’en érection, la moyenne se situe entre 12 et 14 centimètres. 

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C’est sûr que comparé aux demi-dieux des films X, le commun des mortels a de quoi être complexé. La diffusion massive du porno a nourri de nouvelles frustrations. « Et depuis que les piscines municipales imposent les slips moulants au lieu des caleçons larges, les hommes qui n’ont rien à montrer ont débarqué en masse au cabinet », note aussi le docteur Sylvie Abraham. Pour qui se sent minable, la moindre vespasienne devient une épreuve. 

« Quand je couche avec un homme qui a un micro-pénis, s’il se donne à fond, je ressens du plaisir »

En plus de la pression sociale, c’est surtout le regard du ou de la partenaire qui compte le plus. Que l’on soit gay ou hétéro. « C’est sûr qu’il y a une petite déception si ce n’est pas satisfaisant quand on déballe le truc, nous raconte Marie, trentenaire fraîchement célibataire. Mais il ne faut pas trop le montrer pour ne pas bloquer le mec. » « À un date, ça gâche tout quand on découvre la chose, poursuit Cynthia, quarantenaire bien dans ses baskets. Surtout quand ce n’est pas plus épais qu’un suppositoire. » 

Les garçons qui ne sont pas bien membrés ont parfois de la suite dans les idées. Parmi leurs ingéniosités : caler un coussin sous le bassin de l’autre. « Ou tout simplement y mettre beaucoup plus d’intention. Quand je couche avec un homme qui a un micro-pénis, s’il se donne à fond, dans le mouvement, dans le regard, je ressens du plaisir », assure Paul, 28 ans. 

Une opération qui reste confidentielle

Ceux que ces savantes astuces ne contenteront pas peuvent toujours se tourner vers la médecine, et plus précisément la pénoplastie. Une opération qui reste confidentielle, mais plus répandue qu’on ne le croit. D’autant qu’elle « ne coûte pas plus cher qu’une voiture d’occasion », s’amuse le docteur Abraham. Au menu : l’élargissement – « en injectant la propre graisse du patient ou avec de l’acide hyaluronique » qui fait gagner jusqu’à trois centimètres de circonférence -, l’allongement – « entre deux à cinq centimètres supplémentaires au repos, mais en érection, c’est moindre » -, ou les deux en même temps pour les plus gourmands. 

On en ressort l’ego aussi regonflé que la verge. Car c’est bien de cela qu’il est question.« Et si toute la vie d’un homme se jouait à la taille de son phallus ? », nous soufflait un ami... philosophe. Quelques grands de ce monde en avaient pourtant – dit-on - des minuscules. À commencer par Napoléon, dont le sexe ne dépassait pas les 3,8 centimètres. C’est ainsi que la légende tend à expliquer son insatiable désir de conquêtes en tout genre. Il faut bien compenser. 

*Les prénoms des témoignages anonymes ont été modifiés