Javier, 48 ans, a pris sa retraite anticipée pour partir vivre aux Philippines : "Ici, avec 1 000 euros par mois, on peut bien vivre et avoir un fonds d'urgence"
Jeune retraitée, Javier a choisi de vivre sur une île des Philippines où le coût de la vie est beaucoup moins élevé.
Il a tout plaqué pour partir à l’autre bout du monde. Javier, qui n’a que 48 ans, a choisi de prendre une retraite anticipée. Il a vendu tout ce qu’il avait, s’est envolé en direction de l’Asie du Sud-Est. Et c’est finalement aux Philippines, où le coût de la vie est beaucoup moins élevé, qu’il a choisi de s’installer.
Ils sont de plus en plus nombreux comme lui à envisager de s’expatrier. Ainsi dans un article paru en mars dernier, le journal The Economist révélait que près de quatre millions de personnes originaires de 31 pays occidentaux ont émigré en 2024, ce qui représente une augmentation de 20 % par rapport à la période précédant la pandémie de Covid. Et ces données ne prennent pas en compte les États-Unis, faute de données disponibles.
© DRJavier a choisi les Philippines pour sa retraite.
Avant les Philippines, Javier s’est installé en Thaïlande
Si les Suédois ou les Canadiens sont ceux qui ont le plus quitté leur pays, les Français ne sont pas en reste, tout comme les Espagnols. Comme Javier, beaucoup cherchent une meilleure qualité de vie et surtout à retrouver un pouvoir d’achat plus conséquent. C’est pour cela qu’ils sont de plus en plus nombreux à se diriger vers l’Asie du Sud-Est avec de plus en plus de retraités qui s’installent en Thaïlande.
C’est ce qu’a d’abord fait le quadragénaire originaire de Castille-La Manche, une région à l’est de Madrid, qui avait prévu de vivre durablement au « pays du sourire ». Mais il s’est vite lassé du train-train quotidien. « Chaque jour se ressemblait. Comme je ne travaillais pas, j’allais à la salle de sport, je retrouvais des amis pour boire un verre, mais c’était pratiquement la même routine, la même anxiété, les mêmes personnes, et je me suis dit : ‘Ça va finir par me consumer’, et j’ai décidé d’arrêter' », a-t-il expliqué dans une vidéo sur YouTube (voir la vidéo ci-dessous).
Aux Philippines, il affirme que l’on peut vivre avec 1 000 euros par mois
Il s’est ensuite dirigé vers les Philippines et il ne regrette pas d’avoir changé son fusil d’épaule. Il vit désormais dans la ville de Moalboal sur la côte ouest de l’île de Cebu. Et il confirme que le coût de la vie y est beaucoup moins élevé.
« Ici, avec peu d’argent, on peut bien vivre, mais cela ne signifie pas 300 ou 500 euros ; je fixerais la limite raisonnable entre 800 et 1 000 euros par mois pour avoir une réserve en cas d’urgence. », a-t-il raconté. Mais il ne faut pas rêver pour autant et certains produits ne sont pas donnés. Si la nourriture, l’essence et l’eau potable sont bon marché, « l’électricité coûte aussi cher qu’en Espagne, c’est très cher », assure Javier.
© ShutterstockAux Philippines, Javier a retrouvé du pouvoir d'achat.
Retraitée aux Philippines, Javier souligne le coût de certaines dépenses
Le jeune retraité recommande de prendre en compte certaines dépenses inévitables en tant qu’expatrié et qui sont souvent mises de côté. « Il faut payer l’assurance maladie et le visa tous les mois, donc au final, tout cela représente une somme importante« , a-t-il expliqué.
Si le coût de la vie est beaucoup moins élevé, les niveaux de rémunération aussi n’ont rien à voir avec l’Europe. Selon les données de l’Autorité Philippines des Statistiques, le salaire moyen pour un emploi à taux plein, soit 48 heures de travail par semaine, est d’environ 280 euros par mois avec de fortes disparités selon les secteurs d’activité. En outre, le pays n’est pas épargné par l’inflation avec une hausse des prix de 7,2 % pour le mois de septembre 2026.
En bref
- ✈️ À 48 ans, Javier a tout vendu pour prendre sa retraite en Asie du Sud-Est, avant de s’installer aux Philippines après un passage en Thaïlande.
- 🌴 À Moalboal, il estime qu’un budget de 800 à 1 000 € par mois permet de vivre correctement.
- 💶 Malgré le coût de la vie abordable, il faut prévoir les frais de santé, les visas et l’électricité, qui peuvent peser lourd dans le budget.