l'essentiel Dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 juillet, un incendie s’est déclaré au Mas de Couderc, à Maxou (Lot), non loin du centre équestre du Haras des Templiers. Le feu, qui a ravagé 7 hectares, a bien failli toucher le centre équestre de Gaëlle Liger. Grâce à la mobilisation des pompiers et des agriculteurs, les chevaux ont été sauvés in extremis. La propriétaire de l’écurie revient sur cette nuit où elle a cru "tout perdre". 

Pour Gaëlle Liger, gérante du centre équestre Haras des Templiers, à Maxou (Lot), la soirée a failli virer au cauchemar. Vendredi 10 juillet, un nouvel incendie s'est déclaré aux alentours de 20 heures, sur le site du Mas de Couderc, à quelques mètres de son écurie. "Il s'agissait d'un feu de végétation dans une prairie contenant un stockage de 130 balles de foin (roundballers) qui a totalement été détruit par les flammes", précise la préfecture. Au total, ce sont près de 7 hectares qui ont été ravagés, non loin des habitations. Gaëlle Liger, elle, a bien cru perdre tout ce qu'elle avait construit depuis douze ans.

"C'est la première fois que je suis confrontée à un incendie, précise la quadragénaire. Franchement, je ne me serais jamais imaginé que ça puisse se propager aussi vite. Quand il y a un départ de feu comme ça, en période de sécheresse, avec en plus un temps un peu venteux, il ne faut pas réfléchir : il faut évacuer, et tout de suite. En cinq minutes, ça avait pris une proportion énorme." Gaëlle Liger aperçoit rapidement de la fumée et entend les pompiers intervenir (ils étaient 35 avec 8 véhicules, selon la préfecture) ainsi que des agriculteurs. "J'étais en panique totale, il fallait sortir les chevaux", reprend-elle. Sa mère réside à quelques mètres des lieux. "Le temps que je la prévienne, ça avait déjà commencé à prendre des proportions un peu hallucinantes", se remémore-t-elle.

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Gaëlle Liger ouvre les portes de tous ses prés pour faire sortir la quarantaine de chevaux présents au centre équestre. "J’ai évacué les prés où il semblait que le feu arrivait vraiment le plus rapidement possible. J’ai évacué ceux-là, puis les gens sont venus m’aider à évacuer le reste des chevaux, qui étaient déjà plus ou moins en sécurité", retrace la mère de famille. La problématique était d'autant plus conséquente que ses chevaux étaient affolés. "Il y a des gens qui se sont préparés avec des vans, des voitures. J'ai mon gros camion mais avec la fumée, les chevaux étaient tellement en panique que de toute façon, ils ne seraient jamais montés", détaille-t-elle.

La quarantaine de chevaux de Gaëlle Liger a été sauvé grâce à la mobilisation des pompiers et des agriculteurs.
La quarantaine de chevaux de Gaëlle Liger a été sauvé grâce à la mobilisation des pompiers et des agriculteurs. DDM illustration - Laurent Dard

Selon la préfecture, le feu a été maîtrisé aux alentours de 2 heures du matin. Six heures durant lesquelles Gaëlle a cru tout perdre. "Je me suis dit que l’écurie, c’était fini, que tout allait flamber. Le feu s’est arrêté à la route qui est juste en face, à dix mètres peut-être. Je me suis dit que tout allait brûler. Je me suis vue tout perdre", livre-t-elle, le lendemain du sinistre. Mais la réactivité des pompiers ainsi que des agriculteurs a permis de sauver ses chevaux.

"Il y a eu une énorme mobilisation !"

"Il y avait des gens qui retournaient la terre, avec des tracteurs. Ils sont arrivés avec des cuves d'eau. C'est impressionnant. Ils ont sécurisé la zone rapidement. Il fallait juste faire attention aux cendres, parce que c’était ça, le risque : il y avait des cendres qui arrivaient, qui se propageaient et qui faisaient brûler un peu le bord de l’écurie", détaille la quadragénaire qui a également pu compter sur l'aide de ses cavaliers et des voisins. Elle ajoute : "Il y a eu une énorme mobilisation !" Une fois son écurie en sécurité, elle est également allée aider les pompiers et les agriculteurs à contenir les bottes de foin en feu. "Ça met du temps à brûler", hallucine-t-elle encore.

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La préfecture, de son côté, confirme ce samedi 11 juillet, "qu'aucune victime n'est à déplorer et que le site est sous surveillance". Elle rappelle : "Même si les pluies d'hier soir ont bien aidé le travail des pompiers, les températures remontent et resteront à un niveau élevé pendant plusieurs jours." Les mesures de vigilance restent donc indispensables et les arrêtés préfectoraux doivent être respectés. Gaëlle Liger gardera un souvenir amer de cette soirée mais reconnaît que grâce à la solidarité, elle a pu sauver tout ce qu'elle a construit pendant douze ans.