"Je ne voulais pas que ça arrive, mais c'est arrivé" : un homme de 35 ans jugé aux assises pour le meurtre d'un saisonnier à Fleury-d'Aude en 2022
l'essentiel Les assises de l'Aude jugent pour meurtre un homme de 35 ans, ancien saisonnier dans un restaurant à Fleury. Les deux hommes travaillaient ensemble. Tout a basculé un soir de juillet 2022.
Quatre ans après avoir tué son collègue pour la saison d'été 2022, le procès de Loïc Ferreira a commencé lundi après-midi devant la cour d'assises de l'Aude à Carcassonne. Il est accusé du meurtre d'un homme de 24 ans qui travaillait avec lui au restaurant "Le Canotier" face au petit port de plaisance des Cabanes de Fleury.
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Dans un appartement de Fleury-d'Aude, le soir du 18 juillet 2022, son collègue Maxence Capart, 24 ans, avait reçu plusieurs coups de couteau dont un au cou. Il avait pu quitter l'appartement, en se tenant le cou, avant d'être pris en charge par deux amis qui voulaient l'amener aux urgences de l'hôpital à Béziers. Le jeune homme n'y est jamais arrivé. Il était décédé sur le parking du McDonald's de Sérignan (Hérault).
L'enquête de la gendarmerie n'avait pas traîné puisque Loïc Ferreira avait été arrêté au cours de la nuit. Incarcéré à la prison de Perpignan pendant deux ans, il est libre depuis le 1er août 2024, sous contrôle judiciaire et assigné à résidence sous surveillance électronique.
Un consommateur de cocaïne
Trois personnes vivaient dans l'appartement de fonction du restaurant : Loïc Ferreira, Maxence Capart et sa petite amie. L'accusé consommait régulièrement de la cocaïne. C'était le cas la nuit du drame. Face au président de la cour d'assises, l'accusé a reconnu les faits : "Je ne voulais pas que ça arrive, mais c’est arrivé", a-t-il déclaré, rapporte L'Indépendant.
Une mauvaise entente entre colocataires
Pour mieux comprendre, il faut écouter les conclusions du rapport psychiatrique. "Le soir des faits, il dit avoir eu le sentiment que la victime cherchait à l’empoisonner, sans pouvoir expliquer pourquoi il a ressenti cela. Il existait une mauvaise relation entre l’accusé et son colocataire, et il ne voulait pas poursuivre la cohabitation", a expliqué le psychiatre Claude Aiguevives. Il estime que "le passage à l'acte ne serait pas forcément dû à la prise de cocaïne". Un autre psychiatre, Nikolaos Christidis, qui lie le meurtre à une hyperconsommation de cocaïne a expliqué : "Comme on a le vin mauvais, il a eu la cocaïne mauvaise !"
Le procès va se poursuivre ce mardi. Le verdict est attendu le jeudi 17 septembre. L'accusé encourt trente ans de réclusion criminelle.