Jennifer Connelly et Joel Edgerton dans « Dark Matter »

Jennifer Connelly et Joel Edgerton dans « Dark Matter »

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L’Américaine et l’Australien sont de retour dans la saison 2 de « Dark Matter », le thriller psychologique qui rend la physique quantique addictive. Rencontre.

C’est une histoire de science-fiction, mais surtout une vertigineuse réflexion sur le mariage. Dans « Dark Matter », Jennifer Connelly et Joel ­Edgerton forment un couple aux prises avec les aléas d’une existence qui leur échappe. Pour les deux acteurs, « le show a des airs de “Scènes de la vie conjugale”, d’Ingmar Bergman, transposé dans un univers dystopique. Sous de tels auspices, l’affaire a même quelque chose de provocateur ! ». Elle est Daniela, ex-artiste employée dans une ­galerie d’art à Chicago. Lui est Jason, chercheur accro à la physique quantique, créateur de « la Boîte », machine qui permet ­d’accéder à des réalités parallèles. Il en fait rapidement les frais, une autre version de lui-même prenant sa place dans sa vie. Le vrai Jason et son épouse vont devoir se réfugier dans un univers parallèle, où ils espèrent retrouver la sérénité en ce début de saison 2.

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En signant, en 2024, l’adaptation télévisée de son roman paru huit ans plus tôt, l’Américain Blake Crouch rendait crédibles des théories fumeuses sur le papier. S’y dessinait une autre question, emblématique de notre ère : doit-on vraiment mettre au point tout ce que la science nous permet d’imaginer, au risque de provoquer les pires catastrophes ? « Comme beaucoup de mes homologues masculins, Jason s’imagine qu’à partir du moment où il résoudra les problèmes dont il est la cause leurs dommages collatéraux appartiendront au passé. Daniela, pour sa part, vit cet état comme une trahison : comment continuer à aimer quelqu’un qu’on ne reconnaît plus ? » explique Joel Edgerton.​

Dans un Chicago ultracontemporain, le couple Dessen se retrouve catapulté dans une réalité alternative.

Dans un Chicago ultracontemporain, le couple Dessen se retrouve catapulté dans une réalité alternative.

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Une mécanique d’horloge, loin des scénarios habituels de science-fiction

Jennifer Connelly joue avec une remarquable économie de moyens cette femme à la confiance ébranlée – ­impression ­accentuée par son physique filiforme. Sa silhouette n’est plus celle de l’adolescente pulpeuse d’« Il était une fois en ­Amérique » (1984) ou de « Labyrinthe » (1986), le film ­d’heroic fantasy dont elle partageait l’affiche avec David Bowie. En 2014, ­l’Américaine, rendue célèbre par son rôle de camée dans « Requiem for a Dream » (2000), perdait 11 kilos pour en ­camper une autre dans « Shelter », le long-métrage de son mari, Paul Bettany. Autres temps, autre méthode : « Il était moins question ici de faire dans le spectaculaire que de travailler les infimes variations de nos personnages respectifs », ­confirme-t-elle. Une mécanique ­d’horloge, loin des scénarios habituels de ­science-fiction. ­Habitué aux super­productions (« Star Wars », « Gatsby le magnifique ») comme aux films d’auteur, Edgerton met lui aussi à ­profit un jeu tout en retenue, déjà à l’œuvre dans « Train Dreams » (2025), où l’acteur australien de 52 ans campait un bûcheron accablé par le deuil.

Pensé comme un triptyque par Blake Crouch, ce pamphlet techno signé Apple TV (ironie qui n’échappera à personne) devrait donc connaître une ultime saison. L’occasion, pour ses têtes ­d’affiche, d’explorer les thématiques les plus vertigineuses. Et Joel Edgerton de conclure : « Seules ces questions, universelles, nous permettent de connaître la valeur véritable de nos vies. »​

« Dark Matter » sur Apple TV, actuellement.

« Dark Matter » sur Apple TV, actuellement.

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