Directeur sportif de l'Estac depuis le 17 juillet, Jocelyn Blanchard a donné sa première conférence de presse, ce jeudi, près d'un mois après sa nomination avec le champion de Ligue 2. « Il sera là pour m'accompagner, m'épauler, conduire la politique sportive de l'ensemble de l'Estac », a indiqué Edwin Pindi, le président exécutif, présent à ses côtés et parfois amené à prendre la parole. Blanchard, lui, est revenu sur les raisons de son arrivée et ses missions durant un peu plus d'une vingtaine de minutes.

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« Pourquoi avoir attendu pour faire cette conférence de présentation ?
Mon arrivée a été tardive, car y a des process à respecter vis-à-vis du groupe et on avait des choses à mettre en place à l'intérieur du club. Faire une conférence juste pour se présenter, ne pas pouvoir aller sur certains sujets qui m'étaient encore un peu absents, ça n'aurait pas été très concret. J'ai préféré qu'on fasse ça plus tard pour que j'aie une idée plus claire sur le club, l'équipe.

Quels sont vos ambitions et projets ?
Mon ambition est débordante. Je fais la différence entre un objectif et une ambition. On a un objectif, pour l'équipe professionnelle, c'est se maintenir. Ce qui n'empêche pas de déborder d'ambition. L'ambition peut aller jusqu'au bout du monde, elle est « no-limite ». Mais on va devoir travailler plus que les autres si on veut à un moment donné pouvoir tenir dans cette Ligue 1. Il va falloir surperformer, on aura besoin de ça. On est un club qui accède à la Ligue 1 avec une très belle saison dernière, avec de très bonnes choses. Mais en Ligue 1, on remet tout à plat.

« Avec Jocelyn, on a travaillé ensemble précédemment, il répondait au cahier des charges. »

Edwin Pindi

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Comment se sont déroulés les contacts avec City Group (le propriétaire) ?
Edwin a reçu des gens, il s'est fait une idée. Et puis un peu tard, c'est vrai, il m'a appelé pour dire ''Ecoute, je veux te parler de quelque chose.'' Je connais Edwin, je lui ai dit ''Je te réponds parce que c'est toi qui m'appelles, qu'on se connaît. Maintenant, pour venir dans un projet comme l'Estac, j'ai besoin de savoir avec qui je travaille, quelle est la philosophie principale du groupe, qui est le soutien et le support numéro un du club.'' Edwin a déclenché des rencontres, et avec les personnes en face, on était sur une ligne commune pour avoir un projet commun.

(Edwin Pindi intervient) L'essentiel, d'abord c'était de trouver une personne qui avait la connaissance du marché du football français, car on vient de passer trois saisons en Ligue 2. Et d'avoir une personne avec de l'expérience et une appétence pour pouvoir développer des jeunes. Avec Jocelyn, on a travaillé ensemble précédemment, il répondait au cahier des charges (...).

« Dans un mercato, il ne faut pas paniquer. C'est la panique qui fait faire des erreurs. »

Jocelyn Blanchard à propos du recrutement

Dans quelle proportion votre nomination tardive a pu impacter le déroulement du mercato ?
Ce n'est pas une élimination tardive qui empêche de faire le mercato. Vous avez pu le voir, il ne s'est pas passé grand-chose pendant ces quelques semaines, c'est une année de Coupe du monde, on sait très bien que ce sont d'abord les gros clubs qui font leur marché, et ça découle ensuite sur les clubs qui sont en-dessous.

Ce que je veux dire, c'est que quand on fait un mercato, et qu'on est un nouvel arrivant, on n'a pas travaillé les six mois ou l'année avant pour se projeter sur l'année d'après. Ce sont ces manques qu'on a aujourd'hui. On est présent dans le mercato, même si ça reste compliqué de faire des joueurs, car on en veut qui correspondent au projet, qui sont aussi financièrement abordables et validés avec l'ensemble du City Group.

Quelles sont les remontées de Stéphane Dumont sur ses besoins ?
(Rires) Il a besoin de tout. Offensivement, on a besoin de recruter, c'est essentiel, on a perdu des joueurs. Que ce soit l'attaquant, que ce soit les offensifs extérieurs, c'est la priorité. Au milieu, des joueurs vont arriver, en défense la blessure d'Ismaël Boura va durer un peu plus longtemps que prévu, mais ça va être des postes complémentaires.

La priorité, c'est sur les postes offensifs. C'est obligatoire. Mais dans un mercato, il ne faut pas paniquer. C'est la panique qui fait faire des erreurs. Faire venir des joueurs juste pour avoir une liste et du volume, ça ne va pas faire avancer l'affaire. Il peut se passer encore des choses entre septembre et décembre, et puis il y aura le marché d'hiver. Une saison, c'est long. »