Judith Vandermeiren sur les Red Panthers : "Notre force, c'est surtout de gagner des balles et de jouer vers l'avant"
Au lendemain de la qualification des Red Panthers pour la poule F, Judith Vandermeiren a pris la parole pour faire le point entre les trois derniers matchs et les deux qui suivent contre l'Allemagne samedi (17h30) et lundi contre l'Argentine (20h30). Avec justesse, la joueuse du Dragons a posé un constat juste et précis sur l'équipe actuelle.
Au lendemain de la prestation très décevante face à l'Irlande, faut-il s'inquiéter pour les Red Panthers ?
Non, non, pour moi pas du tout. Hier (lire avant-hier), nous avons vécu un match plus serré que je n'avais prévu. Dans la douleur, nous avons assuré l'essentiel.
guillementNous étions hésitantes dans notre press et nous n'allions pas dans les duels.
Comment expliquez-vous cette entame de rencontre catastrophique ?
Les Irlandaises nous ont un peu surprises tactiquement. Je ne cherche pas d'excuse. Nous étions hésitantes dans notre press et nous n'allions pas dans les duels.
N'est-ce pas un manque d'énergie ?
Non, je dirais plutôt une question d'hésitation. Soit on y va, Soit on reste en bloc. Certaines y allaient à moitié. Dans notre structure, il y avait trop de trous. Vu leur expérience, notre défense devait aussi apporter un meilleur contrôle. Nous avons aussi donné trop de contres. Enfin, on récupère plein de balles, mais il faut juste avoir un peu plus de lucidité. Y a-t-il une possibilité de jouer direct ou de courir vers l'avant ? Doit-on filer de l'autre côté ? On va beaucoup trop dans le duel. C'est ce que l'Irlande cherchait. On est tombé dans leur jeu.
Aviez-vous déjà vécu une mi-temps de 49 minutes ?
Non. C'était très long. Ces cinq appels à la vidéo ont cassé toute la dynamique. Tous les appels étaient corrects ce qui en dit long sur l'arbitre. Nous perdons trop d'énergie avec ces deux arbitres.
Que prenez-vous avec vous du match face à l'Irlande ?
Si on sait qu'on est bien placé dans le press et qu'il y en a une qui va, on doit juste toutes suivre et faire preuve de courage. Nous devons aller vers l'avant et lâcher notre fille pour aller au duel ensemble. Notre jeu se base sur ces nombreuses récupérations de balle. Je crois aussi que nos pc offensifs et défensifs doivent être meilleurs.
Le véritable salaire des Red Lions et des Red Panthers : "Nous sommes au maximum de nos possibilités"Parlons de l'Allemagne que vous avez battue à deux reprises en Pro League en 2026…
L'Allemagne n'aligne plus l'équipe que nous avons battue aux JO de Paris (2-0). Avant, je voyais plus de talent individuel dans l'équipe de 2024. Maintenant, l'équipe tient plus sa force du collectif. Elles sont beaucoup plus fits qu'il y a deux ans. Mais l'Allemagne reste une machine. Elle change constamment en back 4, back 3, back 5, en outlet. C'est surtout une équipe qui va à chaque fois essayer de jouer dans l'axe.
Est-ce qu'il y a un risque de bloc bas ?
C'est aussi une possibilité. Je pense que c'est surtout à la balle qu'on doit être prêtes. Elles vont trouver des solutions dans notre press. On doit bien rester ensemble et bouger en bloc. Parce que c'est surtout à la balle qu'elles vont être dangereuses.
Depuis 2012, vous en avez vu des attaquantes défiler chez les Panthers. Que pensez-vous de la ligne offensive actuelle ?
En attaque, on a un peu de tout. Englebert est explosive et efficace dès le centre du terrain. Marien et Rasir amènent la vitesse sur les flancs. Les deux petites jeunes (NdlR : Van Heel et Verhees) sont capables de créer des occasions. Ballenghien est efficace dans le cercle. Avant, on n'avait pas vraiment un tel équilibre. À Paris, on parlait de notre jeu qui était trop prévisible. Désormais, on varie beaucoup plus les sorties de défense par exemple. Dans le milieu, on combine mieux. Notre jeu est plus dynamique qu'il y a deux ans.
Avez-vous calculé les scénarios en cas de victoire, de partage ou de défaite face à l'Allemagne ?
Je n'aime pas ça. Avec ce nouveau système, tout est un peu plus compliqué. Je n'aime pas calculer et regarder les autres matchs. Personne ne joue pour un partage, mais si le score indique 2-2 à la 55e minute, il faut savoir si tu dois pousser absolument ou si tu peux assurer. L'idéal serait de battre l'Allemagne et de voir l'Argentine prendre les trois points contre l'Espagne. Regardons d'abord ce qui se passe sur notre terrain.
Camille Belis sur le match poussif des Red Panthers face à l'Irlande : "En première mi-temps, il nous manquait 5 %"Quel a été le principal apport d'Adam Commens (coach des Panthers depuis mars) dans ce noyau ?
Il a amené beaucoup plus d'énergie pour jouer vers l'avant. Après les Jeux de Paris, on a essayé d'être plus dynamiques. On a testé de nouvelles tactiques. Notre force, c'est surtout de gagner des balles et de jouer vers l'avant. Nous devons regarder vers l'avant quand on touche la balle. On essaye de l'importer dans notre jeu. Adam Commens n'est pas australien pour rien.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.