Le conseil d’administration de l’École de la 2e chance Nice Côte d’Azur (E2C Nice Côte d’Azur) a élu, le 20 juillet 2026, Zara Boutayeb à la présidence de l’association, a-t-on appris par voie de communiqué.

« L’École de la 2e chance est bien plus qu’un organisme de formation : c’est un lieu où des jeunes reprennent confiance, révèlent leurs talents et retrouvent une perspective d’avenir. Je suis heureuse de pouvoir accompagner cette formidable dynamique collective aux côtés des administrateurs, des équipes, des entreprises partenaires et de l’ensemble des acteurs engagés pour l’insertion des jeunes de notre territoire », a réagi l’adjointe au maire (UDR) de Nice Eric Ciotti déléguée aux Droits des femmes.

Une polémique avec Dominique Estrosi-Sasssone pendant la campagne des municipales

Elle succède à ce poste à la sénatrice (LR) Dominique Estrosi-Sassone. Une polémique avait d’ailleurs éclaté sur ce sujet entre les deux femmes, en pleine campagne des municipales.

Interrogée en janvier par Nice-Matin sur son engagement en politique, Zara Boutayeb affirmait s’être « toujours intéressée à la cause des femmes. […] J’ai galéré, j’ai vécu dans un garage quand j’étais enceinte de ma fille. Mon déclic, c’est quand j’ai travaillé pour l’École de la deuxième chance : j’ai rencontré des femmes qui avaient tellement besoin de tout. Je les ai aidées. J’ai besoin d’aider comme j’aurais eu besoin qu’on m’aide. »

Un CV qui avait fait tiquer Dominique Estrosi-Sassone. Laquelle s’était fendue d’un communiqué au vitriol : « Présidente de l’École de la deuxième chance Nice-Côte d’Azur, permettez-moi de m’étonner de tels propos. […] Zara Boutayeb n’a jamais exercé quelque mission que ce soit au sein de notre structure et je ne vois pas à quel titre, ni sur quelles compétences elle aurait pu le faire. »

Une structure qui « accompagne chaque année plus de 200 jeunes » depuis 2019

La réplique de la compagne de l’ancien président de l’OGC Nice Jean-Pierre Rivère, aujourd’hui conseiller spécial d’Eric Ciotti, n’avait pas tardé. Dégainant un bulletin de paie de décembre 2014 et un courrier d’une ancienne stagiaire pour attester de cette activité, elle avait défendu : « Contrairement aux affirmations mensongères de Mme Estrosi-Sassone, j’ai acquis une solide expérience professionnelle de plusieurs années au sein de l’École de la deuxième chance en Alsace et en Lorraine, où j’ai accompagné et soutenu de nombreuses femmes victimes de violences, les aidant à se reconstruire et à retrouver leur dignité ».

Cet établissement, dirigé par Ronan Souquet, accompagne « chaque année depuis 2019 plus de 200 jeunes (de 16 à 25 ans) et s’appuie sur un réseau de partenaires économiques, institutionnels et associatifs mobilisés pour favoriser leur accès à l’emploi, à l’apprentissage ou à une formation qualifiante ».